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Une entreprise vaudoise honorée pour son simulateur pour chirurgiens

Le plus difficile sera la commercialisation et l’industrialisation de cet outil prometteur. (Photo XiTact)

Un prix européen de technologie couronne une entreprise de Morges pour son invention d'un simulateur d'entraînement pour chirurgiens. Cet appareil est un plus pour les praticiens qui s'exerceront sans risque sur des patients virtuels.

Remis, la semaine dernière à Nice en France, au directeur de la société vaudoise Xitact, Ronald Vuillemin, le prix «European information society technology prize» est doté d'une récompense de 310 000 francs. Il honore en général des entreprises réalisant des recherches poussées et des réalisations dans les domaines de la haute technologie.

L'entreprise compte une dizaine de collaborateurs et concrétise des projets de recherches issus des écoles polytechniques fédérales de Lausanne et de Zurich.

Fruit d'une recherche de sept années, le «simulateur de vol pour chirurgien», comme on l'appelle, n'a rien d'un jouet pour console vidéo. «Si la base reprend celle d'un simulateur de vol, le programme est conçu pour proposer un véritable entraînement à l'intention des chirurgiens, qu'ils soient novices où confirmés», explique Ronald Vuillemin.

Comme tout simulateur, il met l'utilisateur en situation réelle, mais sans danger. Par conséquent, le praticien peut s'entraîner pour une intervention particulière. Il peut apprendre également à gérer une situation de crise, comme il en arrive en salle d'opération.

Ce genre de simulateur n'a plus à faire ses preuves. D'une part, il assure une plus grande sécurité à l'entraînement. D'autre part, les entraînements simulés sont moins coûteux, comme dans l'aviation par exemple.

Concrètement, le simulateur se présente sous forme d'un mannequin en plastique comptant tous les organes du corps humain. Les instruments utilisés, comme des scalpels, des ciseaux ou autres clampes sont reliés au programme informatique qui gère, lui, le type d'intervention, au nombre de 300 environ.

Le grand intérêt de ce simulateur se situe au niveau de la manipulation. En cas d'erreur ou de contact avec une artère ou un organe, une interface entre le patient virtuel et le programme informatique, utilise le principe de «Force feedback control (retour de force)». Cela signifie que le chirurgien éprouve les mêmes sensations de résistance que dans la réalité.

Par ailleurs, tous les appareils de contrôle utilisés dans une salle d'opération peuvent être branchés sur le simulateur. Un chirurgien peut être mis en situation d'extrême urgence, comme un arrêt cardiaque. S'il doit réagir comme dans la réalité, son stress sera quasi réduit à néant, la vie du patient n'étant qu'en danger «virtuel».

Le plus difficile sera probablement la commercialisation et l'industrialisation de cet outil pourtant prometteur. Produit en petite quantité, son coût est élevé - environ 250 000 francs - et la masse potentielle d'acheteurs est assez restreinte sur le plan mondial.

En attendant, la première version industrialisée de ce simulateur sera présentée le 13 novembre au salon «MEDICA» de Düsseldorf en Allemagne. Ce salon est un des plus important au monde en terme de technologie médicale. La start-up «XiTact» table sur cette manifestation pour que son produit soit lancé sur le marché mondial.

Jean-Louis Thomas

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