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Une Europe verte sans frontières

L'environnement ne connaît pas de frontière. Les Verts non plus, désormais.

(europeangreens.org)

Dimanche à Rome, quatre mois avant les élections au Parlement européen, les partis verts d'une trentaine de pays européens - dont la Suisse - se sont unis sous une même bannière.

Pour faire contrepoids à l'Europe économique, ils proposent une Europe écologique et politique.

Les Verts européens veulent faire de leur unité un argument de campagne pour les élections au Parlement européen, en juin. Ils se présenteront avec un seul et même slogan. Et avec trois candidats ‘saute-frontière’.

Daniel Cohn-Bendit, élu au Parlement européen en 1999 pour la France, se présentera en Allemagne. Monica Frassoni, élue en Belgique, reviendra devant les électeurs italiens et le Français Christophe Girard figurera sur une liste en Italie.

En vue de l’élargissement

L'élargissement de l’Union européenne (UE) à dix nouveaux Etats, en mai prochain, a également pesé dans la décision des Verts de s’unir.

«Les mouvements écologistes sont encore faibles dans ces futurs Etats membres, explique à swissinfo Ueli Leuenberger, vice-président des Verts suisses. Le parti risque donc de perdre des voix lors des élections au Parlement européen.»

En s’unissant, les Verts espèrent conserver plus ou moins le nombre de sièges qu’ils ont actuellement.

«L’objectif est d’avoir un groupe similaire à l'ancien au Parlement européen, de le stabiliser, avec 45-50 élus», précise Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts au Parlement européen.

Une pensée européenne

A Rome, le nouveau parti s’est fixé cinq thèmes prioritaires: la sauvegarde de l'environnement, l’engagement pour une dimension sociale, le développement de la démocratie, le renforcement de la politique de paix et l’engagement pour une mondialisation par le bas.

«L’Europe économique fonctionne. Au-delà, nous voulons construire une Europe politique. Une Europe écologiste», souligne le vice-président des Verts suisses.

Pour les Verts, l’essentiel désormais est d’avoir une pensée européenne. Oubliées les divergences d’autrefois? «Aujourd’hui, presque tous les partis écologistes sont favorables à l’Union européenne», constate Ueli Leuenberger.

Et cela n’a pas toujours été le cas. Bon nombre de partis ont revu leur position. Ainsi, les Verts suisses, longtemps opposés à l’Europe, défendent aujourd’hui ouvertement l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne.

Une voix qui compte

En attendant, ils estiment que la Suisse – même si elle n’est pas membre de l’UE – sera entendue au sein du nouveau parti vert européen.

«Parce que la Suisse a beaucoup à apporter», selon Ueli Leuenberger, qui rappelle que le pays est sensible aux idées écologistes et que le parti y a remporté quelques belles victoires.

«Les Verts suisses ont d’ailleurs déjà d’excellents contacts avec leurs collègues des pays voisins», ajoute l’écologiste tessinois Giorgio Canonica, convaincu que «les Verts sont le parti du 21e siècle».

swissinfo et les agences

Faits

Une trentaine de pays sont représentés dans le nouveau parti vert européen:
Les pays membres de l’UE (15 membres)
Plusieurs des nouveaux Etats membres (7 sur 10)
Et sept autres pays: Suisse, Norvège, Russie, Ukraine, Géorgie, Roumanie, Bulgarie

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En bref

- Plus d'un millier de militants écologistes étaient réunis en congrès pour trois jours, à Rome.

- Dimanche, les leaders des partis écologistes d’Europe ont signé l'acte de naissance du nouveau parti vert européen, The European Green Party.

- Les Verts inaugureront cette nouvelle bannière aux élections au Parlement européen les 12 et 13 juin.

- La délégation suisse, forte de neuf membres, était emmenée par la présidente des Verts, Ruth Genner.

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