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Une ex-terroriste palestinienne invitée en Suisse

Leïla Khaled a été invité à la célébration du 1er Mai à Zurich.

(Keystone)

L'ex-terroriste palestinienne Leïla Khaled, impliquée dans les années 70 dans des détournements d'avions, a plaidé samedi soir dans le calme à Lucerne pour le retour des réfugiés palestiniens. Environ 80 personnes sont allées l'écouter au restaurant «Parterre».

Les auditeurs étaient principalement des militants d'extrême gauche et des immigrants de pays arabes. Les membres du gouvernement lucernois et les représentants des partis ont boycotté cette rencontre qui a duré trois heures.

L'ex-terroriste s'est dit peu surprise de la controverse suscitée par sa venue en Suisse. «Néanmoins, j'espère être bien accueillie comme n'importe quel être humain qui vient parler de son peuple et défendre la cause des Palestiniens», a-t-elle expliqué dimanche au Téléjournal de la TSR. Mme Khaled est attendue lundi à Genève et mardi à Zurich.

Les syndicats et le comité du 1er Mai zurichois sont parvenus samedi à s'entendre sur la visite de l'ex-terroriste à Zurich. Les premiers avaient lancé un ultimatum pour empêcher la venue de Leïla Khaled après avoir appris sa participation à un congrès à Téhéran sur l'Intifada.

Le comité du 1er mai a précisé aux syndicats que l'ex-terroriste avait représenté des organisations féminines au cours du congrès et n'avait pas lancé un appel aux attentats suicides contre Israël. Ces précisions ont convaincu les syndicats de retirer leur ultimatum.

A Lucerne samedi, l'actuelle députée du Front populaire de libération de la Palestine a réaffirmé sa revendication principale: le droit au retour des Palestiniens qui ont fui depuis 1948. La résolution 194 de l'ONU formule cette requête. L'ex-terroriste a justifié la lutte armée pour parvenir à ses buts.

Israel doit en premier lieu reconnaître le droit d'existence du peuple palestinien, estime Mme Khaled. Et de citer l'Afrique du Sud comme modèle de sa lutte politique pour la Palestine. Comme à l'époque de l'Apartheid, la communauté internationale doit boycotter l'économie et faire pression sur Israël.

Les discussions ont aussi porté sur le rôle de l'Europe, le sionisme et les vetos américains à l'ONU. Il y a eu de nombreux moments d'émotions, notamment lorsque les intervenants ont évoqué les responsables de la terreur exercée dans le conflit.

swissinfo avec les agences

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