Une nouvelle gare souterraine pour Zurich

Le projet prévoit notamment l'aménagement d'une troisième gare souterraine. Keystone

Les citoyens zurichois sont appelés ce week-end à se prononcer sur l'agrandissement de la gare Zurich. Quatre nouveaux quais souterrains sont prévus, afin de faire face à la croissance du trafic ferroviaire. Autre objet soumis au vote: la réglementation de la vente de médicaments par les médecins.

Ce contenu a été publié le 22 septembre 2001 - 12:37

Pour une fois, les partis politiques sont unanimes. Tous recommandent aux Zurichois d'accepter ce crédit de 580 millions de francs. Il s'agit de la contribution du canton à l'ambitieux projet de transformation de la plaque tournante ferroviaire que constitue la gare centrale de Zurich. Des travaux qui devraient s'achever en 2012 et dont le coût total frôle le milliard et demi.

Il y a deux gros morceaux dans ce projet. Le premier est l'aménagement d'une nouvelle gare souterraine, la troisième. Quatre nouvelles voies prendront ainsi place sous les quais du hall principal. Le second est un nouveau tunnel, de près de 5 kilomètres, reliant cette nouvelle gare à Oerlikon, au nord de la ville.

Absorber la croissance du trafic

Ces nouvelles infrastructures sont nécessaires pour permettre à la gare d'absorber la croissance du trafic prévue ces prochaines décennies. Ainsi, certaines lignes du S-Bahn, le RER zurichois, inauguré il y a un peu plus de dix ans, fonctionnent déjà à pleine charge. Et l'on table, pour l'ensemble du trafic de ce réseau, sur une augmentation de 30% ces vingt-cinq prochaines années.

Plaque-tournante régionale, la gare centrale de Zurich joue également un rôle très important pour les liaisons ferroviaires à longues distances. Là aussi, il faut être prêt. On prévoit une augmentation de 70% du trafic national et un doublement du trafic international en un quart de siècle.

La règle des 500 mètres

Autre objet sur lequel les Zurichois doivent trancher, ce week-end: la vente de médicaments par les praticiens. Cela fait des années que pharmaciens et médecins se battent à ce sujet, chacun ayant lancé une initiative pour défendre leur point de vue.

Mais c'est finalement la contre-proposition du parlement cantonal qui est soumise au peuple. Elle propose une règle mesurée: seront autorisés à vendre des médicaments les médecins pratiquant régulièrement un service d'urgence et se trouvant à plus de 500 mètres d'une pharmacie.

Pierre Gobet, Zurich

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