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Une Nuit pour donner une âme aux effets spéciaux

Image tirée du film Chicken Run (www.chickenrun.co.uk).

Ça valse, explose, ça voltige et pétarade... Vendredi soir, à Vevey, le cinéma Rex accueillait une Nuit des effets spéciaux dans le cadre du festival Images'00. Un programme très bien choisi pour redonner une âme aux effets spéciaux.

La projection de Hollow Man, la version pénible car noyée d'effets de L'Homme invisible selon le cinéaste Néerlandais Paul Verhoeven, prend un autre sens dans le cadre du 3ème Festival International de l'Image, Photographie, Cinéma et Multimédia de Vevey qui se déroule jusqu'au 5 novembre. Sa débauche d'effets entre en effet en collision avec un programme qui rappellait, le temps d'une nuit, que les effets ont eu et peuvent encore avoir une âme.

Face à King Kong de 1933, véritable fondateur du genre, à Matrix l'an dernier, qui redimensionnait les possibilités de représentation pour l'avenir, l'effet spécial, quand on n'en abuse pas, a apporté au cinéma certains de ses grands moments de poésie. Et ce ne sont pas les professionnels de la branche présents vendredi soir à Vevey qui le contrediront. Qu'ils soient étrangers ou suisses, car, oui, on fait des effets spéciaux en Suisse, même s'ils restent plus visibles dans la publicité que dans les films de long métrage que concocte notre production nationale.

Une certaine tendance de l'analyse cinéma tend à privilégier le naturalisme aux nombreux genres (fantastique, science-fiction ou même comédie) qui ont recourt aux trucages. Mais porter un tel jugement de valeur revient à renier toute une branche du 7ème art. Une branche qui pousse depuis les origines, car rire ou s'agacer des effets spéciaux, c'est conserver le cinéma des frères Lumière et jeter, piétiner, oublier les inventions de leur double ludique: Georges Méliès.

Il ne faudrait pas oublier que le cinéma a trouvé son premier public dans les cirques et qu'une grande part des premiers cinéastes étaient, comme Méliès, des prestidigitateurs. Le Voyage dans la lune de Méliès est-il forcément plus risible et négligeable que L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat des Lumières?

Thierry Jobin

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