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Une réplique de la Zytglogge au milieu de l'Amérique

La réplique de la Zytglogge à Berne, Indiana

(swissinfo.ch)

Samedi, la petite ville de Berne, en Indiana, a inauguré une réplique américaine de la Zytglogge, la tour de l’horloge de Berne en Suisse.

Le nombre élevé de personnes, 2500, qui se sont rendues à la manifestation, a même surpris l’organisateur. L’inauguration a pris place dans le cadre de la fête nationale suisse, qui a lieu le 1er août. Et qui rappelle chaque année à l’américaine Berne ses racines hélvétiques.

Construction imposante

Au premier regard, la tour semble irréelle, surplombant le carrefour principal où s’entrecroisent la liaison qui relie l‘Est à l’Ouest et la route qui trace du Nord vers le Sud. En roulant au milieu des plates étendues de Berne, on aperçoit déjà le sommet de la tour à un kilomètre de la ville.

Beaucoup de personnes qui observent la tour pour la première fois restent ébahies devant sa hauteur imposante. L‘édifice plait. Les voix critiques qui s’élevaient contre le projet ne se font presque plus entendre.

Avec ses 49 mètres de hauteur, la tour égale presque le modèle original de la capitale suisse. Avec cet édifice, qui s’élève au-dessus de tous les bâtiments des alentours, Berne offre un mémorial aux fondateurs de la ville. Et espère que cet ouvrage insufflera un nouveau souffle, notamment en matière de tourisme.

Les colons de Muensterberg

La tour, baptisée la «Muensterberg Clock Tower», fait référence au hameau jurassien près de Moutier, d’où ont émigré les premiers colons mennonites en 1852. Pour pratiquer en Amérique leur religion sans entrave. D’ailleurs, encore aujourd’hui, la foi et la religion occupent une place importante dans la vie des habitants de Berne.

L’idée d’une réplique de la tour de l’horloge provient d’une initiative privée, et elle a pu être érigée grâce à des donations. John Minch, maire de la ville, rapporte à swissinfo.ch que la commune a cédé le terrain, environ 8000 m2, pour la somme symbolique d’un dollar.

Le projet a sacrifié six bâtiments et une vieille station-service qui se trouvaient sur le terrain.

En cinq ans, le projet a réussi à attirer la somme de trois millions de dollars. La plupart des dons proviennent de familles et de personnes seules. Les 600‘000 dollars qui manquaient encore pour la réalisation du projet ont pu être rassemblés au printemps 2010. Et la construction a alors pu débuter.

Un million supplémentaire

L’entier du projet, qui comprend notamment une place avec des bancs publics, des fontaines et un pavillon, a dépassé le budget d’un million de dollars.

L’intérieur de la tour n’est pas encore terminé. Il comprendra un point de vue situé à 25 mètres, des fenêtres ouvertes sur les quatre points cardinaux, ainsi qu’un petit musée qui racontera l’histoire de la ville.

La tour possède déjà une horloge et un carillon. Samedi soir, lorsque l’heure a sonné, on a pu observer pour la première fois la ronde des douze petites silhouettes qui animent le carillon. Dans le futur, les figurines sortiront tous les mercredis à 12 heures et les soirs à 18 heures.

Récit colonial

Les 12 figurines racontent le passé colonial de Berne, qui a débuté avec l’accostage du «Hanemann», sur lequel les colonisateurs ont navigué du Havre à New York. Un voyage difficile, où beaucoup d’émigrants, en particulier des enfants, ont péri.

Les figurines relatent aussi la longue marche au travers du pays avec les roulottes. Ensuite, suivent des scènes illustrant la vie rurale, des hommes qui prient, une enseignante, une famille amish, un joueur de cor des Alpes, une joueuse d’harmonica ou encore un couple en train de danser.

Valeurs fondamentales

Huit principes fondamentaux sont gravés sur la tour, notamment la foi, le courage, l’intégrité, le travail, et l’espoir d'un monde meilleur. Des valeurs qui appartiennent encore aux générations d’aujourd’hui, qui puisent dans les temps anciens des éléments pour affronter le quotidien et le futur.

Samedi soir, ces valeurs se trouvaient au coeur des discours d’inauguration. Keith Reinhard, un publicitaire réputé et le «plus connu des natifs de Berne», a prononcé un discours sur le thème «des valeurs qui restent pour des temps qui changent. C’est ce que l’on apprend à Berne.»

Ainsi, il a montré le contraste entre l’horloge qui frappe chaque heure et marque le changement et la constance des valeurs gravées dans la pierre, qui ont encore leur raison d’être.

Avant l’inauguration, Keith Reinhard, qui a fortement participé à la réalisation du projet en tant que sponsor principal, a expliqué qu’il a quitté Berne après la fin de sa scolarité.

«Je voulais bouger, Berne était une ville trop petite et trop conservatrice pour moi.» En plus, il désirait se consacrer à la publicité, ce qui était impossible dans la petite ville des années 50.

«Au fil du temps, j’ai remarqué que beaucoup de valeurs qui ont façonné ma jeunesse à Berne, comme l’éthique du travail, m’ont été très profitables par la suite.»

Rita Emch, swissinfo.ch, Berne, Indiana
(Traduction de l'allemand: Laureline Duvillard)

Berne, Indiana

En 1852, un groupe de 70 mennonites venus du Jura s'installe dans la région.

En 1871, la commune de Berne est enregistrée et connectée aux chemins de fer.

La liaison ferroviaire apporte de nouveaux habitants venant surtout de Suisse et d'Allemagne. Le développement économique devient d'actualité.

Aujourd'hui, Berne compte quelque 4150 habitants. Et quelque 4000 Amish se sont installés dans les alentours de la petite ville.

L'héritage suisse alémanique est partout présent, comme aussi des noms de familles typiques: Graber, Amstuz, Lehmann, Neuenschwander, Liechti ou Sprunger.

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