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Une votation sous le signe de l'ouverture

Le vote sur Schengen/Dublin attirera-t-il davantage de citoyens vers les urnes?

(Keystone)

Le 5 juin, les citoyens suisses votent sur la participation de la Suisse aux traités européens de Schengen/Dublin et sur le PACS suisse.

Ces deux thèmes sont placés sous le signe de l’ouverture. Il s’agit en effet d’accorder une reconnaissance aux couples de même sexe et de développer la coopération entre la Suisse et l’Union européenne (UE).

Le 5 juin, la Suisse sera à nouveau confrontée à un vote crucial sur ses rapport avec l’UE. Suite à un référendum obtenu par la droite anti-européenne, les citoyens sont en effet appelés à se prononcer sur la participation de la Suisse aux traités européens de Schengen et Dublin.

Cette participation fait partie du second paquet d’accords (Bilatérales II) signé entre Berne et Bruxelles. Les autres accords du paquet (statistiques, produits agricoles transformés, retraites, etc.) n’ont pas été attaqués par référendum et peuvent entrer sans autres en vigueur.

Les accords de Schengen représentent le cadre légal qui a accompagné l’abolition progressive du contrôle des personnes aux frontières internes de l’UE. Cette abolition est cependant compensée notamment par un renforcement des contrôles aux frontières externes de l’UE et par une meilleure collaboration judicaire entre les Etats membres.

La Suisse souhaite s’associer à l’Espace Schengen pour améliorer sa sécurité. Elle est principalement intéressée par un accès au système informatique de données de Schengen qui répertorie les criminels et les objets disparus.

La Convention de Dublin vise pour sa part à uniformiser le droit d’asile des Etats membres. Cela permettrait notamment d’éviter qu’un requérant puisse déposer une demande d’asile dans plusieurs Etats membres de la convention.

Le gouvernement et une grande majorité de la classe politique souhaitent que la Suisse s’associe à Schengen/Dublin, afin de résoudre des problèmes pratiques.

La droite dure et anti-européenne doute de son côté que ce système apportera des améliorations au niveau de la sécurité et de l’asile. Mais surtout, elle dénonce un nouveau pas en direction d’une adhésion de la Suisse à l’UE.

Des couples comme les autres

Le second objet soumis au peuple traite des couples homosexuels. Actuellement, ceux-ci n’ont absolument aucune reconnaissance légale.

Il en découle toute une série de problèmes pratiques. En cas de décès, par exemple, le survivant d’un couple homosexuel est lourdement taxé s’il hérite du conjoint défunt. Il ne bénéficie pas de la réduction d’impôt, voire de la l’exonération accordée aux couples homosexuels.

Le projet de partenariat enregistré vise à supprimer ce genre de problèmes. Il se distingue cependant du mariage sur quelques points fondamentaux. Ainsi, les couples homosexuels ne pourraient, par exemple, pas adopter d’enfants.

Le partenariat est approuvé par toute la gauche et par la droite libérale. Mais deux petits partis d’inspiration religieuse ont obtenu le référendum, raison pour laquelle les citoyens sont invités à se prononcer. A noter que les opposants ont reçu un soutien de poids, celui de l’Union démocratique du centre (UDC / droite dure), le premier parti du pays.

Quant aux Eglises, elles sont divisées sur la question. L’Eglise catholique et les milieux évangéliques sont opposés au partenariat, alors que la Fédération des Eglises protestantes y est favorable.

swissinfo

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