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Ursula Meier, la lauréate devenue jurée

Ursula Meier, du petit au grand écran.

(swissinfo.ch)

En 2002, la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier décrochait trois prix à Cinéma Tout écran. Cette année, elle y est jurée.

Que lui a apporté le festival? Comment évolue son parcours? Rencontre en forme de suivi.

«Cinéma tout écran» 2002: le film «Des épaules solides», le premier long métrage de fiction de la cinéaste franco-suisse Ursula Meier, réalisé pour la collection «Masculin/Féminin» d’Arte avec le soutien de la TSR, empoche trois prix.

Celui de la meilleure interprétation féminine pour la jeune comédienne Louise Szpindel. Celui de ‘l’encouragement à la distribution cinéma’. Ainsi que le prix TV5 du meilleur film francophone.

Genève, un déclencheur?

Depuis lors, deux copies du film, réalisé en vidéo, ont été tirées sur pellicule. Ce qui a permis des projections dans les salles de Suisse romande, et un accès au circuit des festivals de cinéma – chose rare pour un téléfilm: Locarno, mais aussi Montréal ou le Portugal, où il a obtenu un Grand prix.

Autre débouché inattendu: « Des épaules solides» a été choisi par France Télévision pour être étudié dans les lycées français. «C’est vraiment une seconde vie pour mon film», se réjouit Ursula Meier.

Cinéma tout écran, un déclencheur dans la trajectoire de la réalisatrice? «Tout à fait. Cela a été un grand tremplin. Les prix, mais aussi le fait qu’on a beaucoup parlé du film. ‘Des épaules solides’ a eu une carrière assez exceptionnelle pour un téléfilm.»

Le rôle du juré

Cette année, Ursula Meier est membre du jury de la ‘sélection officielle’ (les longs-métrages de fiction en compétition), la section dans laquelle son film concourrait l’an dernier. Quel genre de jurée est-elle?

«J’aime bien les films qui ne sont pas convenus et qui prennent des risques. En tant que jurée, c’est ce que j’aime défendre. Des films que ne sont pas forcément hyper aboutis, mais qui prennent des risques», répond-elle.

Sachant qu’il s’agit de téléfilms, son regard est-il autre que s’il s’agissait d’œuvres de cinéma?

«Cela reste du cinéma, avec un réalisateur et une écriture. Et les films qu’on voit ici ont tous une écriture. Cela change donc de ce qu’on voit traditionnellement en prime-time à la télé, et c’est assez chouette de se dire qu’il y a moyen de faire autre chose en télévision».

TV et cinéma

A propos de petit écran… Chez elle, Ursula Meier n’a pas la télévision, par crainte que celle-ci la détourne de son travail. Elle préfère regarder des vidéos ou des DVD plutôt que de se laisser happer.

Mais la télévision a marqué son enfance. A travers quelques séries «Fantômas», «Zorro» ou «Le Prisonnier»), mais aussi, surtout, en tant que vecteur de cinéma. Elle était une fidèle du «Cinéma de minuit» sur FR3.

Aujourd’hui, elle vise d’ailleurs les salles. Avec un projet amorcé avant la commande d’Arte. «Je vais m’y remettre, mais c’est plus laborieux. Parce que quand on fait de la télévision, on connaît dès le départ le cadre, les contraintes». Alors que dans le cinéma, on écrit, on rêve et c’est après seulement qu’on se cogne à la réalité…

Une réalité qui s’appelle notamment «financement». Et cette étape-là, Ursula Meier ne l’a pas encore abordée. Son but: lancer la production dans le courant de l’année prochaine, et le tournage au printemps suivant.

Le cinéma est un sport d’endurance…

swissinfo, Bernard Léchot à Genève


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