Vache folle: la Thaïlande et l'Indonésie tentés par le Prionics

Le test suisse bien placé pour remporter les faveurs des autorités sanitaires asiatiques Keystone Archive

Face à l'épidémie de vache folle, plusieurs pays asiatiques, à commencer par le Japon, veulent se doter de tests adéquats. Le test Suisse Prionics apparaît bien placé. Une délégation indonésienne s'apprête à se rendre en Europe pour faire une étude de fiabilité.

Ce contenu a été publié le 14 mars 2001 - 20:13

Une crise de la vache folle en Asie n'est pas à écarter. Si le Japon a déjà mis en place une surveillance sanitaire très stricte, tel n'est pas le cas dans d'autres pays de la région.

Deux d'entre eux au moins - la Thaïlande et l'Indonésie - ont en effet continué d'importer des farines animales de Grande Bretagne bien après les interdictions prises en Europe.

Dans ces deux pays, où les services vétérinaires sont mal dotés en personnel et en équipements, la possibilité de voir l'ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) devenir une menace sanitaire n'est donc pas à écarter.

Une mission japonaise commanditée par l'Institut nippon de science biologique, basé à Ome près de Tokyo, vient de recommander dans un rapport l'importation de tests biologiques. L'un des plus fréquemment cité pour sa fiabilité par les experts asiatiques est le test suisse Prionics.

La question n'est bien sûr pas seulement sanitaire. Le test Prionics est coûteux, et son utilisation à grande échelle risquerait de peser lourd sur les budgets des ministères de la santé respectifs des pays concernés.

Le problème est en outre de savoir, pour les experts asiatiques, s'il ne vaudrait pas mieux investir dans une surveillance sanitaire plus efficace pour isoler le bétail touché dès l'apparition des premiers cas éventuels de vache folle.

L'Asie présente l'avantage, d'un point de vue sanitaire, de cheptels géographiquement reclus dans quelques zones comme le nord de la Thaïlande ou l'île d'Hokkaido, au nord du Japon.

Selon toute probabilité, la première démarche des gouvernements concernés pourrait être de commanditer une étude du test Prionics, et d'en commencer une expérimentation partielle. Une délégation du ministère de la santé indonésien s'apprête à se rendre en Europe pour étudier la fiabilité des différents tests.

Le test français fabriqué par le groupe Biorad, plus sensible que le test Prionics, est jugé moins robuste par les autorités de la région. Le climat chaud de pays comme la Thaïlande ou l'Indonésie exige en effet des conditions de résistance particulière.

Jacques Flament, Tokyo

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