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Vent de modernité pour les partis bourgeois

Les délégués des deux partis (ici ceux du PDC) veulent clarifier le profil de leur formation.

(Keystone)

Le parti démocrate-chrétien (PDC) et le parti radical (PRD) se sont réunis samedi en assemblée pour la première fois depuis les élections fédérales d'octobre dernier.

En vue de la campagne électorale de 2011, les deux formations bourgeoises veulent moderniser leur fonctionnement et adopter une position claire face à l'Union démocratique du centre (UDC).

Trois mois après les élections fédérales, les démocrates-chrétiens et les radicaux affichent leur volonté d'aller de l'avant. Réunis samedi pour leur première assemblée des délégués de l'année, les deux partis bourgeois ont insisté sur la nécessité d'avoir un profil clair et de parler d'une seule voix.

A Rapperswil, dans le canton de St-Gall, le président du parti radical (PRD, droite) Fulvio Pelli a ainsi déclaré que le PRD était «le seul parti libéral bourgeois à être un parti gouvernemental. Le PDC a viré à gauche et l'UDC a choisi la voie de l'exil dans l'opposition».

A Altdorf, dans le canton d'Uri, le président du parti démocrate-chrétien (PDC, centre-droit) Christophe Darbellay, ainsi que la direction du PDC, se sont montrés soucieux de rassurer la droite quant à leur appartenance à la famille bourgeoise. «Nous sommes le centre» est un leitmotiv qui est apparu dans les discours de plusieurs dirigeants du PDC.

Prochaine étape, 2011

Les deux partis ont analysé les résultats sortis des urnes en octobre dernier et lancé leur prochaine bataille: les élections fédérales de 2011.

Pour gagner, le PDC a adopté le «Plan Scipio», qui vise à se doter d'une organisation plus centralisée, à mieux mobiliser ses électeurs et à faire parler ses sections cantonales d'une seule voix.

De son côté, Fulvio Pelli a présenté un plan basé sur une analyse de la défaite de 2007. Il propose de moderniser l'appareil du parti radical et de se concentrer sur «trois ou quatre» thèmes électoraux défendus d'une seule voix par le parti national et les 26 sections cantonales. Le PRD doit désormais aussi professionnaliser sa communication.

A partir du mois d'avril, «les mutineries ne seront plus tolérées», a prévenu le président du PRD. Il ne veut plus de «dissidents qui crachent dans la soupe du parti. Tous devront adopter une attitude fidèle à la position nationale sur les thèmes principaux», a-t-il ajouté.

Parti démocrate chrétien

Le Parti démocrate chrétien (PDC) descend du Parti catholique conservateur. Longtemps opposé à l'Etat fédéral, les catholiques se sont intégrés ...

L'ombre de l'UDC

Au lendemain de la traditionnelle réunion de l'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) à l'Albisgüetli, dans le canton de Zurich - au cours laquelle l'ex-ministre Christoph Blocher, évincé du gouvernement en décembre dernier, a parlé de la politique d'opposition qu'entendait mener son parti –, l'ombre de l'UDC a plané sur les réunions des deux formations bourgeoises.

Reprenant un thème de l'UDC, la sécurité intérieure, le PDC en a fait un nouveau point fort de son programme. Les délégués ont adopté la «Déclaration d'Altdorf», qui prône notamment l'expulsion rapide des étrangers criminels et la hausse des effectifs de la police.

«La Suisse n'est pas déchirée en deux», a pour sa part affirmé la ministre PDC de l'Economie Doris Leuthard. «Même après la présentation vendredi soir d'une opposition imaginaire», a-t-elle ajouté, la Suisse ne doit pas s'attendre à un tremblement de terre.»

Parti radical démocratique

Membres de la famille libérale, les partis radicaux cantonaux ont fondé l'Etat fédéral de 1848 et se sont regroupés sous le nom PRD en 1894.

Soutien radical aux bilatérales

Sur le plan de la stratégie politique, le vice-président du PRD Léonard Bender a plaidé pour un rapprochement avec les libéraux (PLS). Avec le PLS, le «pôle libéral» représente 18% de l'électorat et talonne le Parti socialiste, a expliqué le Valaisan.

Enfin les radicaux ont approuvé à l'unanimité une résolution de soutien aux accords bilatéraux. Ceci alors que Christoph Blocher a justement brandi vendredi soir la menace de référendums contre les futurs accords avec l'Union européenne (UE).

Dans sa résolution, le PRD appelle «toutes les forces qui veulent faire bouger la Suisse dans le sens du succès» à « adopter une position commune» en renonçant «à des référendums et à des alliances contre nature pour s'opposer à la voie bilatérale».

swissinfo et les agences

Mots d'ordre pour le 24 février

Le 24 février prochain, les Suisses devront se prononcer sur deux objets.

Il s'agit de la réforme de l'imposition des entreprises, combattue par un référendum de la gauche, et de l'initiative «contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques».

Pour ce qui concerne le premier objet, un comité bourgeois réunissant des représentants du PDC, du PRD, de l'UDC, des libéraux et des Verts libéraux s'est déjà prononcé en faveur de l'allégement de la charge fiscale pesant sur les petites et moyennes entreprises (PME) et le capital-risque.

Quant à l'initiative populaire de l'écologiste Franz Weber, déposée en novembre 2005, les partis bourgeois y sont également opposés. Lors de leur assemblée samedi, les délégués du PDC et du PRD en ont recommandé le rejet.

Ce texte propose l'inscription dans la Constitution d'un nouvel article pour protéger les zones touristiques des nuisances sonores causées par les avions à réaction. En cas d'acceptation, la droite craint que la Suisse ne puisse plus protéger efficacement son espace aérien.

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