Vers une police spécialisée dans les renvois?

Simulation d'un renvoi forcé lors d'une manifestation de l'association Augenauf. Keystone Archive

La Suisse pourrait bientôt disposer d'une unité de policiers spécialisés dans les renvois forcés d'étrangers. Ce projet, révélé samedi par Le Temps, vise à éviter que se reproduisent les dérapages dramatiques qui ont provoqué la mort de trois personnes en deux ans.

Ce contenu a été publié le 28 juillet 2001 - 17:31

Selon le quotidien romand, un groupe de travail intercantonal est à l'œuvre depuis le mois de février sous la présidence du chef de l'Office fédéral des étrangers (ODR), Jean-Daniel Gerber. Il s'agirait de former une sorte d'unité intercantonale spécialisée. La décision pourrait être prise par la Conférence des directeurs cantonaux de police cet automne déjà.

En outre, dès le mois d'août, l'ODR ouvrira à l'aéroport de Zurich un bureau de conseils destinés aux policiers chargés d'effectuer les renvois forcés.

En mars 1999, un jeune Palestinien avait perdu la vie à Kloten, asphyxié par le bâillon utilisé par les policiers bernois. En mai 2001, un Nigérian menotté dans le dos décédait alors qu'il se débattait contre les pandores valaisans. Au début de juillet encore, un ressortissant kurde est mort d'un arrêt cardiaque lors de son arrestation par le groupe d'intervention de Berne, non sans avoir poignardé un policier. Ces incidents tragiques parlent d'eux-mêmes.

Dans une enquête approfondie parue le 19 juillet, L'Hebdo s'est penché sur le malaise des policiers suisses»: selon l'hebdomadaire, les démissions se font hémorragies dans plusieurs cantons, comme Bâle, Genève, Neuchâtel ou Fribourg. Les polices cantonales, qui connaissent des difficultés de recrutement, croulent sous les heures supplémentaires. Il est donc urgent de reconnaître que les policiers ont de plus en plus de mal à supporter la pression. Et gare aux dégâts.

swissinfo

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