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Vers une Suisse unie et intégrée au monde



A l'occasion de la fête nationale, Doris Leuthard s'est rendue au Saint-Gothard, pour l'inauguration de l'hospice rénové éponyme.

A l'occasion de la fête nationale, Doris Leuthard s'est rendue au Saint-Gothard, pour l'inauguration de l'hospice rénové éponyme.

(Keystone)

Pour la fête nationale, la présidente de la Confédération, Doris Leuthard, a invité la population à participer activement à l’avenir de la Suisse. Et a rendu hommage aux expatriés du pays, qui jouent un rôle important dans les relations entre la Suisse et l’étranger.

«Les derniers mois ont montré que les pressions venant de l’étranger ne faiblissaient pas; il nous faut donc tenir bon, tout en sachant faire preuve d’encore plus de souplesse là où la situation peut être améliorée. Nous devons en particulier soigner nos relations avec l’étranger. En tant qu'ambassadeurs de notre pays, vous nous soutenez directement à cet égard.» Ainsi s’est adressée Doris Leuthard aux presque 700'000 Suisses de l’étranger.

Au fil d’un discours qui a illustré les difficultés de la Suisse, mais aussi ses progrès, notamment le recul du chômage, la présidente de la Confédération a rappelé que les pressions ne se sont pas relâchées sur le pays.

Le devoir des citoyens

Inspirée par la devise «Un pour tous, tous pour un», gravée dans la coupole du Palais fédéral à Berne, Doris Leuthard a rappelé lors de son allocution radio-télévisée du 1er août, que la démocratie directe donne à tous les citoyens la possibilité de peser sur les décisions. «Ensemble, nous pouvons donner un nouvel élan à notre pays et montrer la voie à suivre.»

Depuis le sommet du Lindenberg, elle a également exhorté la classe politique à revenir à des «débats constructifs», car les solutions s’élaborent de manière collective. Et l’ensemble de la société doit prendre part à la résolution des défis que rencontre la Suisse. Adaptation de la sécurité sociale aux changements démographiques, accroissement de la mobilité, protection de l'environnement et le maintien d'une haute qualité de vie, autant de thèmes qui appellent les citoyens à «participer activement à la discussion.»

Ouverture sur le monde

A l'exception d'Ueli Maurer, tous les membres du gouvernement ont célébré officiellement le 1er Août et ont prononcé des discours. Le ministre de l’intérieur Didier Burkhalter, qui s’est montré au brunch à la ferme à Posieux dans le canton de Fribourg, a appelé la Suisse à renouer avec l'art du consensus «sans lequel rien ne peut avancer». Et d’ajouter, que la Suisse a les cartes en main pour construire un «avenir radieux» et maintenir un haut niveau de vie ainsi qu'une forte cohésion sociale.

Hans-Rudolf Merz, ministre des finances a noté dans un discours publié sur Internet que la fête nationale est l’occasion de vanter les valeurs qui font la Suisse. «La démocratie, la liberté, l'ouverture au monde, la prospérité, le sens des responsabilités et la solidarité.»

La ministre des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey s’est prononcée pour sa part en faveur d’ une Suisse un peu plus fière d'elle-même. Dans son discours prononcé à Tourtemagne en Valais, elle demande moins d'autoflagellation et plus de confiance en soi. «En toute modestie, nous pouvons constater avec une certaine satisfaction que notre pays a bien maîtrisé de gros problèmes», a indiqué la ministre, en évoquant en particulier la crise libyenne et l'affaire de l'UBS.

Elle a ajouté que la Suisse devait s’ouvrir au monde, mais elle a également noté qu’il était inacceptable de devoir accepter la quasi totalité du droit européen sans avoir un mot à dire. «Je ne souhaite pas que notre pays soit de facto un membre sans droit de vote de l'Union Européenne.»

La Suisse et l’UE

L’Union européenne s’est retrouvée au cœur de plusieurs discours, pour ce jour de fête nationale.

Le socialiste Moritz Leuenberger, ministre des transports, de l’environnement, de l’énergie et de la communication, qui a annoncé sa démission en juillet dernier, a donné son discours à Uster dans le canton de Zurich. Il a épinglé avec humour les mythes et symboles nationaux, comme la ruralité ou l'indépendance de la Suisse. «Nous ne sommes pas indépendants. Nous sommes dépendants de la marche du
Monde et, notamment, de celle de l'UE», a relevé le ministre démissionnaire.

Il a ajouté qu’ au moment où la voie bilatérale montre ses limites, la Suisse devrait commencer à ouvrir les yeux, si elle ne veut pas que cela se termine comme pour le secret bancaire.

Les relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE) ont également été au centre du discours d'Eveline Widmer-Schlumpf samedi soir à Grimentz en Valais. Elle a exposé trois voies possibles pour le futur: la poursuite des accords bilatéraux, même si cette voie a ses limites, une nouvelle forme d'Espace économique européen (EEE) ou l'adhésion.

Le Grütli, prairie tranquille

Sur la prairie du Grütli, «berceau de la Confédération», les festivités se sont déroulées dans le calme. Environ 1200 personnes ont écouté l'ancienne chancelière de la Confédération Anne-Marie Huber-Hotz, qui a mis en garde contre les faux mythes, comme le secret bancaire, la croyance en la souveraineté face l'UE ou la soi-disant liberté de marché.

Quant au Mister Suisse Jan Bühlmann, également présent sur la célèbre prairie, il a parlé du devoir d’être à l’écoute de ses rêves.

swissinfo.ch et les agences

Une fête de 1891

Le premier août est une fête nationale qui date de 1891, quand le gouvernement suisse a décidé de fêter l’anniversaire du Pacte fédéral.

Suivant la tradition, les représentants d’Uri, Schwytz et Unterwald se sont réunis en 1291 sur la prairie du Grütli, pour sceller l’alliance à l’origine de la Confédération helvétique.

Personne ne sait la date exacte de la réunion des représentants des trois cantons. Le texte original latin mentionne «début du mois d’août», mais pas le premier août.

La date de 1291 ne peut également pas être confirmée. Selon une analyse au carbone 14, le document date de quelques années plus tard. Mais une hypothèse avancée est que le document original a peut-être été détruit, et son contenu retranscrit.

Les historiens s’accordent pour affirmer que cette alliance n’était ni une forme de constitution moderne, ni une tentative de créer un Etat. Certains historiens affirment que le pacte était avant tout une tentative de la noblesse locale de consolider son pouvoir et de garantir la paix interne.

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