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Virgin s'intéresse au pôle français de Swissair

En raison de la grève d'une partie du personnel, AOM-Air Liberté a annulé la majorité de ses vols, jeudi.

(Keystone)

Virgin serait intéressé par une reprise du pôle aérien français de Swissair Group, AOM-Air Liberté, affirme jeudi le quotidien Libération citant la compagnie française. Le groupe britannique a démenti. Et Swissair Group n'a pas désiré commenter ces informations.

Selon Libération, Virgin a fait le 20 avril dernier une offre en ce sens à la direction. Virgin bénéficie pour cette opération du concours de deux banques de la City londonienne, Barclays et Bridge Point.

Les deux banques sont prêtes à dégager une ligne de crédit d'un montant maximum de 525 millions d'euros (environ 788 millions de francs), précise le quotidien. De son côté, Yves Panneels, porte-parole de Virgin Express a déclaré: «nous opposons un démenti formel à cette information».

Selon Libération, l'objectif serait de faire passer AOM-Air Liberté dans le giron de Virgin Express, filiale «low cost» (spécialisée dans les vols à bas prix) de Virgin Atlantic, la compagnie aérienne de Richard Branson. Virgin a toutefois conditionné son offre à l'apurement préalable du passif d'AOM-Air Liberté, précise Libération.

Contacté, Swissair Group n'a pas désiré commenter ces informations. Aucune confirmation n'avait pu être obtenue jeudi matin auprès de la direction de la compagnie française.

Lors de la présentation du plan social, lundi dernier, Marc Rochet n'avait pas abordé la question d'un éventuel repreneur. Il avait auparavant déclaré qu'au moins cinq ou six repreneurs s'étaient manifestés.

Les actionnaires actuels d'AOM-Air Liberté sont le groupe Swissair et Taitbout Antibes, détenu en majorité par Marine-Wendel, l'établissement du président du Medef (organisation du patronat français), Ernest-Antoine Seillière.

Sur le tarmac et pour la seconde journée consécutive, la compagnie AOM-Air Liberté a annulé jeudi la grande majorité de ses vols en raison d'un mouvement de grève d'une partie des pilotes ou hôtesses et stewards.

Au lendemain d'une forte journée de mobilisation de l'ensemble des personnels du groupe contre un plan de restructuration, les syndicats des pilotes d'Air Liberté ont appelé à la reprise du travail. «Nous n'avons pas beaucoup de cartouches, il ne s'agit pas d'user les troupes», a dit un syndicaliste.

En revanche, les pilotes d'AOM ont poursuivi la grève entamée lundi dernier, pour une durée illimitée, a-t-on souligné de source syndicale. Les hôtesses et stewards de cette compagnie doivent également faire grève jusqu'à dimanche.

Les licenciements devant théoriquement intervenir selon des critères d'ancienneté, les pilotes d'AOM, plus jeunes, se sentent plus menacés par la restructuration. En conséquence, la direction a annulé tous ses vols au départ d'Orly, près de Paris, à l'exception de cinq liaisons vers Nice, Toulon, Lerpignan, Toulouse et Figari, qui seront assurées à 75%, précise un communiqué.

La veille, l'ensemble des syndicats des deux compagnies avaient organisé une journée commune de protestation contre le plan de restructuration, qui prévoit 1328 suppressions d'emplois, soit environ un tiers des effectifs.

Les grévistes avaient notamment bloqué pendant une heure l'une des deux pistes principales de l'aéroport d'Orly. Dans une déclaration, l'intersyndicale a estimé que l'ensemble du personnel avait fait «la démonstration de son unité contre le plan Rochet qui ne mène nulle part».

Un nouveau comité d'entreprise - une réunion d'information - est prévu lundi et les délégués syndicaux consulteront à nouveau les personnels mardi. Toutefois, les analyses des syndicats des deux ex-compagnies, AOM et Air Liberté, divergent toujours.

Les pilotes d'AOM veulent ainsi convaincre les salariés d'Air Liberté que «la fusion des deux sociétés n'est pas le meilleur moyen de sauver l'entreprise».

swissinfo avec les agences


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