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Vive émotion à cause d'un 'Big Brother' frontalier

‘Big Brother’, c’est elle.

(Keystone Archive)

Des voix s'élèvent pour contester la légitimité de la vidéosurveillance à la frontière italo-suisse.

Pour lutter contre l'évasion fiscale, la Guardia di finanza, équipée de caméras, patrouille à nouveau aux abords de la douane.

La Regio Insubrica, association italo-suisse qui a pour but de promouvoir la coopération transfrontalière, dénonce ce Big Brother douanier. Elle estime que les caméras, placées aux abords de la frontière entre l'Italie et la Suisse, ne sont pas légales.

Le président de l'association - le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori - et le secrétaire - l'avocat Achille Crivelli - ont envoyé une lettre au responsable italien de la protection des données, il y a quelques jours, pour dénoncer le procédé.

Vie privée

«Ce qui a été décidé par notre gouvernement est inattaquable, répond catégoriquement le préfet de Côme, Guido Palazzo Adriano. Il ne s'agit pas d'une violation de la sphère privée.»

Le commandant de la Guardia di finanza de Ponte-Chiasso, Antonello Reni, juge également infondées les demandes de clarification formulées par la Regio Insubrica.

Il rappelle encore que le système n'est pas nouveau. Les caméras ont été introduites au printemps 2002 à l'occasion du lancement du programme de lutte contre l'évasion fiscale.

Protection des données

«Les caméras, placées sur deux fourgonnettes, filment seulement les plaques, on ne voit pas l'habitacle, précise Antonello Reni. De plus, les données sont détruites tous les quinze jours.» En résumé, tout est en règle et parfaitement légal, selon lui.

«Nous ne formulons aucune accusation, tient à préciser l'avocat Achille Crivelli. Nous voulons seulement que le gouvernement nous dise clairement sur quelle base juridique se fonde cette mesure.»

Collaboration transfrontalière

Le secrétaire de la Regio Insubrica ajoute qu'il s'agit aussi d'une question politique: «Notre association a pour but de promouvoir la collaboration transfrontalière. La vidéo surveillance pourrait faire du tort au climat de confiance qui s'est installé avec les régions limitrophes italiennes.»

De plus, toujours selon l'avocat, il s'agit d'une violation de l'accord de libre circulation des personnes passé entre la Suisse et l'Union européenne.

La fédération des consommateurs Aduconsum estime, elle, que le procédé est légitime, puisqu'il prévoit des prises de vue limitées aux plaques de la voiture. Elle considère qu'il respecte donc les dispositions légales sur la protection des données.

swissinfo, Paolo Bertossa à Rome

En bref

- Parallèlement à l'introduction du programme de lutte contre l'évasion fiscale, qui doit permettre de rapatrier les capitaux de l'étranger, le gouvernement italien a décidé de placer des caméras de surveillance à la frontière italo-suisse.

- L'objectif premier était de repérer les contrebandiers de devises. Mais la police italienne peut aussi localiser des personnes soupçonnées de trafic de drogue ou des clandestins.

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