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Yverdon-Sport touche du doigt la moitié de son rêve

Le gardien yverdonnois Florent Delay, héros de la soirée.

(swissinfo.ch)

Grâce aux tirs au but et à son gardien Delay, le club de football d'Yverdon-les-Bains a éliminé, jeudi, à La Pontaise, Lausanne-Sports. Il jouera la finale de la Coupe de Suisse, le 10 juin, contre Servette, à Bâle.

Dans un scénario cousu de fil vert (couleurs des maillots du club), Yverdon a signé, jeudi soir, dans la capitale vaudoise, sans doute le plus grand exploit de son histoire.

En effet, Yverdon-Sport participera à sa première finale de Coupe de Suisse, depuis sa fondation en 1897. «C'est quelque chose d'incroyable», s'exclamait Cavin, le défenseur central yverdonnois, à l'issue du match. «Dire que l'on va disputer la finale...On va jouer dans un rêve».

A la fin de la longue série de tirs au but, Thiaw aurait pu envoyer Lausanne-Sports en finale, si le gardien yverdonnois Delay ne s'était pas détendu du bon côté. «J'ai vraiment attendu le dernier moment».

Et Delay de préciser, en héros de la soirée: «Il faut aussi dire que le penalty a été mollement tiré». Cela dit, «même si ce n'est qu'Yverdon en finale, on mérite de jouer dans un stade plein».

Et quel stade, s'il vous plaît! Puisque la finale de la Coupe de Suisse ne se déroulera pas, cette année, au Wankdorf de Berne (en reconstruction), comme le veut la tradition, mais à Bâle, dans le tout nouveau Park de Sankt-Jakob.

Un temple dessiné de mains de maîtres - c'est le moins que l'on puisse dire - par les architectes bâlois Herzog & de Meuron qui font aujourd'hui partie des créateurs les plus en vue de la planète (Tate Gallery à Londres).

C'est dire si tout le Nord-Vaudois (Yverdon-les-Bains compte à lui seul 24 000 habitants) ne devra manquer sous aucun prétexte ce rendez-vous du 10 juin. Ne serait-ce que pour contempler le temple rhénan, s'y recueillir et prier pour que l'outsider yverdonnois ramène le trophée en terres vaudoises.

En face, il y aura un Servette de Genève hyper favori qui détient manifestement le plus intéressant potentiel de joueurs du pays. Et qui joue sous la houlette d'un entraîneur fin tacticien, Lucien Favre.

Pas plus tard que la saison passée, Lucien Favre entraînait encore Yverdon. Le 10 juin, à Bâle, il se verra indirectement opposé, depuis le banc des entraîneurs, à son fils, Loïc, fleuron de l'attaque yverdonnoise.

«Mais pour l'heure, confie Patrick Caillet, secrétaire générale d'Yverdon-Sport, notre club bataille ferme pour son maintien en Ligue nationale A». Sa performance en Coupe devrait lui redonner des ailes en championnat.

Toujours est-il que, si Yverdon-Sport a mis un terme à l'histoire d'amour qui unissait Lausanne-Sports à la Coupe de Suisse depuis 1998 (trois participations pour deux trophées), il n'en reste pas moins que la finale de la Coupe 2001 demeure romande à 100%.

Emmanuel Manzi


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