Zülle remporte le Tour de Suisse

La cinquième fois aura été la bonne pour Alex Zülle! Keystone

Le Saint-Gallois (3e) a cédé la victoire de l'étape contre-la-montre à l'Allemand Tobias Steinhauser. Pour sa part, Laurent Dufaux a perdu pied...

Ce contenu a été publié le 27 juin 2002 - 20:00

Tobias Steinhauser a remporté la dernière étape du Tour de Suisse, un contre-la-montre de 34,5 kilomètres entre Lyss et Bienne, la ville de l'Avenir. Vainqueur du 66e Tour de Suisse, Alex Zülle a dû se contenter de la 3e place derrière l'Américain Robert Julich.

Pour sa part, Laurent Dufaux a totalement perdu pied (26e à 2'29'') et sa place sur le podium. Il est retombé au pied de celui-ci à une demi-minute du Français Nicolas Fritsch et à 40'' du Polonais Piotr Wadecki.

S'orienter vers les contre-la-montre

Il aura fallu cinq participations au Tour de Suisse pour qu'Alex Zülle réalise son rêve: graver son nom au livre d'or. Le rêve est devenu réalité jeudi au cœur d'Expo.02, sur l'arteplage de Bienne.

Et comme si les dirigeants de l'Expo avaient eu un rêve prémonitoire, l'arrivée se situait devant le pavillon «Nouvelle Destination». Tout un symbole.

Une nouvelle destination, Alain Galloppin, son directeur sportif, lui en trace une: «Je conseil à Alex de ne pas participer à la Vuelta. Il en a déjà gagné deux. Bravo s'il en gagne trois. Je sais qu'il peut le gagner, qu'il peut y briller, comme il aurait brillé au Tour de France. Nous en avons déjà parlé».

Et le Français d'argumenter: «Je lui conseille d'orienter sa fin de saison sur les courses contre-la-montre, tels le GP des Nations, le GP Eddy Merckx et le championnat du monde de la spécialité. Un terrain sur lequel son potentiel peut le mieux s'exprimer».

Le nouveau Zülle

Reste que le Zülle version 2002, depuis l'arrivée de Galloppin en début de saison chez «COAST», a changé. Il est plus calme, plus détendu.

«Alex est un timide qui a de grandes qualités de cœur», affirme Galloppin. «Il faut lui faire confiance et il doit avoir confiance en son directeur sportif».

Passé professionnel en 1991 chez les Espagnols de la «ONCE», le Saint-Gallois, y a construit l'essentiel de sa carrière (47 victoires), dont deux Vuelta, une deuxième place au Tour de France (1996) et un titre de champion du monde contre-la-montre en 1996 à Lugano - son second podium (2e) au Tour de France il l'a fait sous les couleurs de «Festina».

Toutefois, sous la direction de Manolo Saiz, le Saint-Gallois était cornaqué. Par exemple, il ne pouvait pas choisir la largeur de son guidon ou les développements... Aujourd'hui, il roule en toute confiance au sein d'une équipe acquise à sa cause.

Certes, ladite équipe était à «la ramasse» au début Tour de Suisse. Il s'est trouvé isolé sur la route de Schaffhouse. Il en fut courroucé, tenant des propos qu'il regretta par la suite... pour rendre hommage à ses coéquipiers!

De petite cuvée

Finalement ce Tour de Suisse restera comme un Tour de petite cuvée en regard de la participation et du naufrage des favoris italiens à Domat/Ems.

Reste à souligner les performances du seul groupe suisse au départ. Avec une victoire d'étape (Moos) trois deuxièmes places (Teutenberg) et le classement par équipes «Phonak» a réalisé un «gros Tour de Suisse».

swissinfo/Pierre-Henri Bonvin à Bienne

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