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la sécurité, les ingénieurs s'en chargent

Au nom de son Institut, Matthias Wegmann rappelle l'importance des ingénieurs pour le secteur de l'assurance. swissinfo.ch

Conclure un contrat d'assurance passe par la signature d'une police. Mais souvent aussi, pour les sociétés suisses, par une collaboration avec l'Institut de sécurité.

Este contenido fue publicado el 15 noviembre 2006 - 11:26

Ses inspecteurs et auditeurs - tous ingénieurs de formation - conseillent plus de 3000 entreprises et examinent leurs installations.

C'est bien connu, en matière d'assurances de biens, les Suisses sont champions. Comme la gestion bancaire et financière ou l'assurance-vie, ce secteur participe à la réputation du pays dans le monde.

Moins connu en revanche est l'"Institut suisse pour la protection de la sécurité" (ou plus simplement "Institut de sécurité"). Son rôle est celui d'un intermédiaire entre les assureurs et la clientèle des entreprises. Il propose des prestations de conseil, d'inspection et de formation.

Fondé en 1945 à Zurich, l'ancien "Service suisse de protection contre les incendies pour l'industrie et le commerce" a, depuis près d'une

décennie, repris les anciens laboratoires de sécurité de la chimie bâloise.

Des forfaits-expertises

Aujourd'hui, les recettes de l'institut sont largement constituées par le montant forfaitaire que lui verse le secteur des assurances. Lequel, en contrepartie, peut solliciter ses expertises.

Et grâce à ce centre unique en matière de risque et de sécurité - qu'ils exploitent conjointement -, les assureurs peuvent suivre l'évolution des risques sur une période déterminée.

Cette démarche a une influence sur les primes, puisque ces dernières

sont calculées en fonction du risque potentiel de sinistre ou de dommage.

La clientèle de l'Institut est constituée de près de 3000 entreprises, petites, moyennes et grandes, qui assurent chaque année leurs biens et qui s'engagent à respecter de nombreuses normes de sécurité.

Ces entreprises savent qu'elles recevront à intervalles réguliers la visite d'experts et qu'elles seront auditionnées.

«Tous les trois ans, nos ingénieurs examinent le parc immobilier d'une grande banque et contrôlent avec son responsable de la sécurité l'état et le bon fonctionnement des

installations de lutte contre les incendies ou d'autres risques», illustre le porte-parole de l'Institut.

Peu de chances à l'étranger

Matthias Wegmann avoue ignorer s'il existe une structure similaire à l'étranger.

Sachant que les normes suisses de sécurité en matière d'installations sont considérées comme exemplaires, proposer ses expertises en dehors des frontières helvétiques pourrait constituer un bon créneau pour l'Institut.

Mais Bruxelles travaille actuellement à l'uniformisation des normes au sein de l'Union Européenne (UE). «Il ne s'agira pas de créer des

exceptions pour les normes suisses, même si ces dernières sont en partie meilleures», avertit Matthias Wegmann.

Pour les assureurs suisses et leur Institut de sécurité, il n'y a donc pour l'heure pas d'autre solution que «de suivre le mouvement tout en restant indépendant». Ce qui jusqu'ici fonctionne plutôt bien.

En outre, pour Matthias Wegmann, chercher à s'étendre hors des limites de l'UE pour tenter de s'imposer comme un Institut suisse international d'analyse des risques ne serait pas judicieux.

Pour lui, la diversité des normes et des mentalités à l'échelle de la planète est trop importante.

«Face aux risques potentiels de plaintes des citoyens, les chaînes d'hôtel américaines se dotent d'un dispositif de sécurité totalement disproportionné», observe par exemple Matthias Wegmann.

A l'inverse, certains pays limitent volontairement les normes et standards à un niveau très bas pour attirer des industries qui souhaitent délocaliser.

Utile pour fixer les primes

En Suisse, pour calculer leurs primes, les assureurs utilisent souvent les données recueillies par l'Institut de sécurité.

«Il n'y a aucune raison qu'une entreprise dont les bâtiments et les installations techniques sont parfaitement entretenues paie trop cher son assurance», justifie Matthias Wegmann.

Dans le domaine des assurances de biens, la gestion et l'ingénierie du risque fonctionnent de la même manière que pour l'assurance-vie: prévenir est non seulement un meilleur choix, c'est surtout un choix moins cher que réparer les dommages après coup.

swissinfo, Alexander Künzle (traduction et adaptation de l'allemand: Bertrand Baumann)

Contexto

L'Institut de sécurité est un centre de compétences au niveau suisse en matière de risque et de sécurité d'entreprise.

L'association à but non-lucratif est partenaire des assureurs, des entreprises clientes et des autorités.

Elle est un partenaire actif dans le domaine de la prévention.

Le savoir-faire des experts est particulièrement vaste et englobe la gestion des risques, la protection contre les explosions, les perturbations de fonctionnement, les matières dangereuses, la sécurité au travail et les dangers naturels.

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Datos clave

Les prestations de conseil, d'examen et les inspections rapportent chaque année près de 20 millions de francs de recettes à l'Institut de sécurité.
Sur les quelque 100 collaborateurs, la moitié travaille à Zurich.
Chaque année, près de 1000 audits de sécurité sont effectués.
Les entreprises membres proviennent essentiellement de l'administration, des hôpitaux et homes, des machines et des équipements, des grands magasins, de la chimie, de l'hôtellerie, de la restauration et de l'horlogerie.

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