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Votations cantonales et locales


Il n'y aura pas de second parc national en Suisse


Par Samuel Jaberg, avec les agences


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Le "Parc Adula" ne verra pas le jour. Près de la moitié des communes concernées ont rejeté le projet dimanche 27 novembre en votation populaire.  (Keystone)

Le "Parc Adula" ne verra pas le jour. Près de la moitié des communes concernées ont rejeté le projet dimanche 27 novembre en votation populaire. 

(Keystone)

Il devait s’agir pour ses promoteurs du «premier parc national au monde créé sur une base démocratique». Dimanche, les citoyens des communes grisonnes et tessinoises concernées en ont décidé autrement: ils ont rejeté dans les urnes la création du Parc Adula, qui devait s’étendre sur un territoire de 1250 km2 à cheval entre deux cantons.

Seules 9 communes grisonnes et tessinoises sur 17 se sont prononcées en faveur de la création du Parc Adula. Or pour voir le jour, le projet, qui a nécessité plus de dix ans de travaux préparatoires, devait être approuvé par 13 communes sur 17. 

Vendredi déjà, les citoyens de Vals, réunis en assemblée générale, l'avaient sèchement rejeté par 276 voix contre 64. Un "non" très lourd de conséquences, car Vals se trouve au centre de la zone de protection centrale du parc. Sans la commune grisonne, le parc national aurait été fortement fragmenté. 

 (swissinfo.ch)
(swissinfo.ch)

Le projet prévoyait une zone de stricte protection de 142 km2 englobant la région du Greina et du Piz Adula. Tout autour de ce périmètre, 1108 km2 auraient dû être gérés selon des critères de développement durable. Les contraintes pour les activités humaines étaient donc nettement moins strictes que pour le Parc national en Engadine, créé au début du 20e siècle, et qui est une réserve protégée.

Les chasseurs, les alpinistes et les exploitants d'alpages, très influents dans la région, estimaient toutefois que le Parc Adula aurait limité leurs activités et se montraient plutôt opposés au projet.

Les protecteurs de la nature ont quant à eux eu de la peine à se faire entendre. Seule l'organisation Pro Natura, à l'origine du projet, s'est engagée clairement en faveur de la création du Parc Adula.

Autres votations cantonales et communales en bref

La vision traditionnelle du mariage fait un flop à Zurich

Les Zurichois ne veulent pas empêcher le mariage des couples de même sexe. Ils ont balayé dimanche à plus de 80% une initiative de l'UDF demandant que cette institution soit définie dans la Constitution comme une communauté de vie entre un homme et une femme. Seule l'UDC soutenait le texte du petit parti de droite évangéliste. En 2002, les Zurichois avaient déjà fait oeuvre de pionniers en approuvant un partenariat enregistré pour couples homosexuels sur le plan cantonal, trois ans avant que le peuple suisse dans son ensemble n'en fasse de même. 

Les magasins pourront ouvrir le dimanche à Genève

Les Genevois ont dit «oui» à près de 57% à l'ouverture des commerces du canton trois dimanches par année ainsi que le 31 décembre, un jour férié à Genève. Il s’agissait d’un contre-projet à une initiative cantonale des syndicats, qui visait à maintenir l’interdiction actuelle d’ouvrir le dimanche et les jours fériés légaux. Celle-ci a été refusée par 52% des votants.

L'impôt sur les successions n'existe plus à Obwald

Obwald devient le deuxième canton après Schwyz à supprimer tout impôt sur les successions et les donations. Ses citoyens ont largement soutenu dimanche cette innovation attaquée par un référendum de la gauche. A une majorité de 71%, les Obwaldiens ont suivi les arguments de leurs autorités. Selon le gouvernement, l'arrivée de nouveaux contribuables fortunés, séduits par la politique fiscale du canton, compensera la baisse des recettes de 600'000 francs par an. 

L’UDC subit un double échec contre le plan d’études scolaires

L'UDC essuie deux nouveaux revers dans sa croisade contre le nouveau plan d'études scolaires alémanique qui ancre notamment l'enseignement du français à l'école primaire. Les citoyens des cantons de Schaffhouse (69%) et de Thurgovie (75%) ont rejeté dimanche des initiatives populaires dans ce sens. Les comités d’initiative reprochaient notamment à ce plan de ne pas se limiter à la transmission du savoir de base et craignaient que l'enseignement de deux langues étrangères à l'école primaire ne surcharge les élèves.

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