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L'UDC Guy Parmelin élu au gouvernement

Guy Parmelin succèdera à Eveline Widmer-Schlumpf au gouvernement fédéral. Candidat officiel de son parti, le Vaudois permet à la droite conservatrice de retrouver son deuxième siège au Conseil fédéral. 

Par swissinfo.ch
SWI swissinfo.ch

11:55

Guy Parmelin élu au Conseil fédéral

 (Keystone)
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Guy Parmelin succèdera à Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral. Le Vaudois a été élu dès le 3e tour de l'élection avec 138 voix, devançant les deux autres candidats officiels de l'UDC, Thomas Aeschi et Norman Gobbi. La droite conservatrice, première force politique du pays, retrouve ainsi son deuxième siège au Conseil fédéral. C’est la première fois qu’un agriculteur de profession intègre le gouvernement suisse depuis le Bernois Rudolf Minger (1930-1940). 

Guy Parmelin deviendra le 116e conseiller fédéral de l'histoire, le 16e issu du canton de Vaud. Décrit comme un homme affable et ouvert au dialogue, il présente un profil politique très marqué à droite, comme le montre son positionnement sur le site smartvote.ch:

 (swissinfo.ch)
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Le nouvel élu a promis d'assumer ses nouvelles fonctions avec le souci de l'intérêt du pays. Il a relevé le signal donné à la Suisse romande avec l'élection d'un troisième représentant au gouvernement. Dans un discours dans les quatre langues nationales, il a aussi promis de défendre les intérêts de la Suisse centrale et les préoccupations du Tessin.

Se disant «heureux et fier que mon canton soit de nouveau représenté au Conseil fédéral», le viticulteur vaudois de 56 ans a promis de servir la Suisse avec énergie et détermination face aux multiples défis qui l'attendent. Le paysan a fait la course en tête dès le premier tour avec 90 voix. Son concurrent Thomas Aeschi n'en a jamais recueilli plus de 88. Non éligible selon la gauche, le léguiste Norman Gobbi a d'abord recueilli 50 voix et n'avait plus de chance dès le deuxième tour. 

L'idée d'élire un poulain non officiel de l'UDC ne s'est pas vraiment concrétisée. Ecarté par son parti, mais toujours flou sur ses intentions en cas d'élection, le Schaffhousois Thomas Hurter n'a recueilli que 22 voix au premier tour et plus du tout ensuite. Estimant que le siège abandonné par la ministre PBD devait revenir au centre, une partie de la gauche a donné 16 voix à la démocrate-chrétienne Viola Amherd. Là aussi sans suite au deuxième tour.

11:40

Guy Parmelin toujours devant au 2e tour

Résultats du deuxième tour à l’élection du successeur d’Eveline Widmer-Schlumpf. Ont obtenu des voix:

Guy Parmelin 117

Thomas Aeschi 78

Norman Gobbi 30

Divers 14

Guy Parmelin rate ainsi la majorité absolue pour 3 voix. 


11:20

Guy Parmelin en tête au premier tour

Résultats du premier tour à l’élection du successeur d’Eveline Widmer-Schlumpf. Ont obtenu des voix:

Guy Parmelin (UDC) 90

Thomas Aeschi (UDC) 61

Norman Gobbi (UDC) 50

Thomas Hurter (UDC) 22

Viola Amherd (PDC) 16

Divers 4

10:50

Les chefs de groupe donnent leur mot d'ordre

«Notre pays est confronté à de grands défis. Nous avons besoin de retrouver la concordance», affirme le chef de groupe de l'UDC, Adrian Amstutz, qui appelle les parlementaires à voter pour l'un des trois candidats officiels présentés par son parti et à redonner ainsi deux sièges au Conseil fédéral à la première force politique du pays. Les chefs de groupe des partis de droite et du centre reconnaissent le droit à l’UDC d’obtenir un deuxième siège au Conseil fédéral et annoncent vouloir élire l’un des trois candidats officiels présentés par la droite conservatrice.

Ce n’est pas le cas du Parti socialiste. «Nous estimons que le siège d’Eveline Widmer-Schlumpf revient au centre. Nous regrettons que le centre ne revendique pas ce siège», affirme Roger Nordman, chef du groupe socialiste au Parlement. Le Vaudois dénonce violemment la clause d’exclusion «totalitaire, scandaleuse et anti-démocratique» mise en place par l’UDC à l’attention de ses membres qui accepteraient une élection au Conseil fédéral sans figurer sur le ticket officiel du parti. Comme déjà annoncé, les Verts ne voteront pour aucun des trois candidats officiels présentés par l’UDC. 

10:40

Début de l'élection à la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf

Place désormais à l'élection qui suscite toutes les attentions. Qui de Thomas Aeschi, Guy Parmelin ou Norman Gobbi, candidats officiels de l'UDC à la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf, aura les faveurs de l'Assemblée fédérale? Un quatrième candidat surprise sortira-t-il du secret des urnes? La réponse ne devrait pas tarder.  

 (Keystone)
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En attendant l'issue du scrutin, un conciliabule plutôt détendu entre le président de l'UDC, Toni Brunner, et le candidat vaudois Guy Parmelin. 

 (Keystone)
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10:35

Le sixième ministre valide également son siège

La réélection des conseillers fédéraux sortants prend fin avec la reconduction d'Alain Berset dans ses fonctions. Le socialiste fribourgeois obtient lui aussi un score brillant, avec 210 voix sur 244. Le Parlement semble ainsi avoir voulu donner un signal de stabilité et de soutien au gouvernement sortant. Presque tous les conseillers fédéraux ont amélioré leur score d'il y a quatre ans.

 (Keystone)
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10:15

Le second ministre libéral-radical confirmé dans ses fonctions

Autre conseiller fédéral bernois, Johann Schneider-Ammann est réélu par l’Assemblée fédérale. Il obtient 191 voix sur 245. Le libéral-radical en charge du Département de l’économie occupera en 2016 la présidence tournante de la Confédération. 

 (Keystone)
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10:00

Réélection moins triomphale de Sommaruga

La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, est également réélue mais elle obtient moins de voix (182 sur 245) que Didier Burkhalter et Doris Leuthard. En charge du dossier de l’asile, la socialiste bernoise a subi de nombreuses attaques de l’UDC ces dernières années. 

 (Keystone)
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09:40

Excellent résultat pour le ministre des Affaires étrangères

La réélection de Didier Burkhalter se déroule elle aussi sans suspense. Le ministre des Affaires étrangères, qui a marqué de son empreinte son année à la présidence de la Confédération en 2014, obtient 217 voix sur 245. Un excellent score, puisqu'il dépasse de deux voix le résultat de Doris Leuthard, la doyenne du collège. Le libéral-radical neuchâtelois avait notamment bénéficié d'une large visibilité pour son rôle de médiateur endossé dans la crise ukrainienne. La présidence suisse de l'OSCE avait alors reçu des louanges de toutes parts. 


09:20

Réélection plus compliquée d'Ueli Maurer

Ueli Maurer, conseiller fédéral UDC sortant, est à son tour réélu par l'Assemblée fédérale (173 voix contre 245). Le Chef du département de l'armée et des sports obtient un score moins flamboyant que celui de Doris Leuthard. Ce résultat est toutefois meilleur que celui décroché en 2011, où il avait recueilli 159 voix. Le groupe des Verts a ouvertement indiqué qu'il ne voterait pas pour Ueli Maurer, ni d'ailleurs pour les candidats UDC à la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf. 

 (Keystone)
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09:10

En attendant l'instant crucial

C'est au tour d'Ueli Maurer, conseiller fédéral UDC sortant, de se faire réélire par le Parlement. Mais à l'instar de Thomas Aeschi et de Magdalena Martullo-Blocher, les parlementaires attendent avec impatience l'élection à la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf.  

 (Keystone)
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09:01

Doris Leuthard facilement réélue

Sans surprise, la démocrate-chrétienne Doris Leuthard est réélue au Conseil fédéral. Elle obtient 215 voix sur 245, ce qui représente un très bon résultat.

 (Keystone)
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08:55

L'élection du Conseil fédéral, c'est aussi sur Twitter

08:40

Début de la réélection des six ministres sortants

Le Parlement entame la réélection des six membres sortants du Conseil fédéral, par ordre d'ancienneté. C'est Doris Leuthard, cheffe du Département de l'énergie, des transports et de l'environnement qui est la première à se soumettre au verdict du Parlement. Suivront ensuite Ueli Maurer, Didier Burkhalter, Simonetta Sommaruga, Johann Schneider-Ammann et Alain Berset. 

08:20

Eveline Widmer-Schlumpf très applaudie

La ministre sortante, Eveline Widmer-Schlumpf, est longuement ovationnée par les parlementaires. «Elle a été une très bonne conseillère fédérale», souligne Christa Markwalder, présidente du Conseil national, dans son discours d’hommage à la Grisonne, qui a passé 8 ans au Conseil fédéral.

«C'était un plaisir de mettre en place les bases de demain. Nos institutions sont fortes. Chacune a sa raison d'être. Le système en tant que tel fonctionne, est gage de fonctionnalité, de continuité et de pragmatisme. Elles sont capables d'évoluer. C'est ce qu'ont prouvé les 150 dernières années», a ensuite déclaré la Grisonne, qui n’a pu retenir quelques larmes.

Eveline Widmer-Schlumpf avait été élue en 2007 à la place de Christoph Blocher, puis exclue de l’UDC pour «trahison». Réélue en 2011 au grand dam de l’UDC, qui exigeait de retrouver son second siège au gouvernement, elle a finalement annoncé sa démission à l’issue des dernières élections fédérales du 18 octobre, lors desquelles son parti, le PBD, n’a récolté qu’un peu plus de 4% des voix. 

 (Keystone)
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07:45

Vers un duel Aeschi-Parmelin

A quelques heures de l’élection du successeur d’Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral, le scénario d’un duel entre les candidats UDC Thomas Aeschi et Guy Parmelin semble se dessiner. Le Vaudois est même donné légèrement favori par la presse alémanique, et notamment par le Blick, qui n’hésite pas à titrer «Bonjour Monsieur Parmelin» sur sa Une. 

Troisième candidat officiel présenté par l’UDC, le Tessinois Norman Gobbi semble pour sa part hors course. Le parti socialiste a annoncé mardi soir qu’il ne voterait pas pour lui. «Il vient d’un petit parti [La Lega dei Ticinesi] qui dénigre les institutions et qui fait des déclarations racistes», a expliqué le président du groupe socialiste Roger Nordman.

Quant aux spéculations qui entourent l’élection d’un quatrième candidat surprise, largement évoquée par la presse ces derniers jours, elles ont également perdu en intensité mercredi matin. Tous les partis de droite et du centre ont en effet indiqué qu’ils voteraient pour un candidat officiel de l’UDC. 

Election du Conseil fédéral, mode d’emploi

Les membres de l’Assemblée fédérale se réunissent dès 8h dans la salle du Conseil national (Chambre basse). Les députés occupent leur place habituelle alors que les 46 sénateurs s’installent sur les sièges qui leur sont réservés à l’arrière de l’hémicycle. Après la lecture des lettres de démission de la ministre Eveline Widmer-Schlumpf et de la chancelière Corina Casanova, débute la réélection des membres du Conseil fédéral, par ordre d’ancienneté.

Si l’opération n’est que pure formalité pour les six conseillers fédéraux sortants (dans l’ordre Doris Leuthard, Ueli Maurer, Didier Burkhalter, Simonetta Sommaruga, Johann Schneider-Ammann et Alain Berset), le nombre de voix obtenues permet néanmoins de jauger de la popularité de chaque ministre. Le scrutin se fait à bulletins secrets. Chaque réélection dure près de 20 minutes, le temps de distribuer, récolter puis dépouiller les bulletins de vote dans une salle annexe.

Arrive ensuite le plat de résistance, soit l’élection du successeur d’Eveline Widmer-Schlumpf. C’est le chef de groupe de l’UDC, Adrian Amstutz, qui prendra le premier la parole pour défendre le choix du ticket de trois candidats présenté par son parti. Les voix peuvent être attribuées librement lors des deux premiers tours. Pour passer ce seuil, il faut obtenir plus de dix voix. Dès le troisième tour, aucune nouvelle candidature n’est admise et le candidat qui obtient le moins de voix est éliminé, jusqu’à l’élection à la majorité absolue du vainqueur.

Il arrive parfois que des conseillers fédéraux élus renoncent à entrer en fonction. L’exemple le plus récent est celui de Francis Matthey, qui a renoncé en 1993 à son élection au profit de Ruth Dreifuss, 2e femme à siéger au Conseil fédéral. 

Un Alémanique, un Romand ou un Tessinois?

L'émission Mise au Point de la RTS dresse le portrait des trois candidats officiels présentés par l'UDC à la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf.

 


Réveil matinal après la nuit des longs couteaux

La «nuit des longs couteaux» rassemble la veille de l'élection les parlementaires et politiciens de tous bords ainsi que nombre de journalistes au bar de l'hôtel Bellevue à Berne. Selon la tradition, elle est censée être un moment décisif, où se trameraient les dernières tractations de l'élection à venir. 

Pour les médias, ce moment préélectoral est à l'origine une façon de vendre au public des «campagnes un peu ennuyeuses, souvent courues d'avance», souligne Pascal Sciarini, politologue à l'Université de Genève. «C'est aussi une occasion de faire mousser l'événement, d'y mettre un peu de piment et d'excitation.»

En 2007, l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral en a toutefois surpris plus d'un. «Cette fois-là, la nuit des longs couteaux a justifié son appellation, il ne s'agissait pas d'une légende urbaine», reconnaît-il. Les circonstances étaient alors tout à fait particulières, explique Ueli Leuenberger, à l'époque président des Verts, et à ce titre témoin et acteur des événements. De nombreux parlementaires, de gauche mais aussi du PDC (centre), ne voulaient plus de Christoph Blocher au Conseil fédéral.  Et de rappeler que cette année-là, les derniers contacts avec des parlementaires susceptibles de voter contre Christoph Blocher avaient effectivement été pris lors de cette «nuit des longs couteaux».

L'opération a été un succès, aussi parce que «le secret a été bien gardé jusqu'au bout de la nuit.» Aujourd'hui, avec la généralisation des réseaux sociaux et leur usage parfois intempestif par des parlementaires et les médias, ce genre de «secret» devient plus difficile à maîtriser, estime Pascal Sciarini.

Source: ATS

La droite conservatrice en quête d'un second siège

L'Assemblée fédérale est appelée à élire ce mercredi les sept membres du gouvernement. Le siège laissé vacant par Eveline Widmer-Schlumpf devrait revenir à l'UDC, qui a présenté trois candidats issus des trois régions linguistiques. Mais les spéculations vont bon train depuis quelques jours sur la possible élection d'un candidat «sauvage» de l'UDC. 


La ministre qui a marqué la fin du secret bancaire

Elue en 2007 à la place de Christoph Blocher, Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé sa démission aprés les élections législatives de cet automne, lors desquelles son parti, le PBD, n'a récolté qu'un peu plus de 4% des voix. La ministre grisonne restera dans les annales pour avoir joué un rôle décisif dans le passage à l'échange automatique d'informations entre administrations fiscales, marquant la fin du légendaire secret bancaire vis-à-vis de l'étranger.