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Main d’œuvre étrangère


Les cantons ont besoin de plus de spécialistes hors UE


Les ministres de l’économie de trois des cantons les plus prospères de Suisse - Bâle-Ville, Genève et Zurich - demandent davantage de permis pour des travailleurs qualifiés extra-européens. Les contingents pour ces pays ont en effet été abaissés après l’acceptation de l’initiative «contre l’immigration de masse» en février 2014.

Comme le rapporte l’hebdomadaire dominical NZZ am Sonntag, les trois responsables cantonaux de l’économie ont adressé une requête commune au gouvernement fédéral. Il lui demandent de revenir au moins au contingent de 8500 permis de travail et de séjour pour les pays dits «tiers» qui prévalait avant 2014. Dès le début 2015, à la suite de l’acceptation de l’initiative populaire anti-immigration de l’UDC (droite conservatrice), ce chiffre avait été abaissé à 6500.

«Cette année, Genève avait déjà épuisé son contingent à fin février, et les deux autres cantons à fin avril», a expliqué sur les ondes de la radio publique RTS le ministre genevois de l’économie Pierre Maudet. Pour lui comme pour ses collègues de Bâle et de Zurich, cette situation est «dangereuse» pour l’économie suisse, car certaines entreprises qui ne peuvent pas engager les spécialistes dont elles ont besoin risquent de renoncer à investir en Suisse et de partir à l’étranger. En acceptant de restreindre l’immigration, la Suisse s’est «tiré une balle dans le pied», a encore dit Pierre Maudet.

Le 9 février 2014, 50,3% des votants avaient accepté la proposition de l’UDC d’inscrire dans la Constitution fédérale un nouvel article 121a, qui instaure des quotas d’immigration et la préférence nationale sur le marché de l’emploi. L’initiative stipule en outre que la Suisse a trois ans pour renégocier et adapter les traités internationaux qu’elle a signés – au premier rang desquels figure l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne.

Après la votation, le gouvernement suisse avait décidé de réduire les contingents de travailleurs des pays tiers, soit de ceux qui ne font partie ni de l’UE ni de l’AELE. Le nombre d’autorisations s’est donc vu diminué de 5000 à 4000 pour les permis de courte durée (moins d’une année) et de 3500 à 2500 pour les permis de séjour de cinq ans (permis B).


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