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OMC: Luzius Wasescha est une star au Japon

Sans la Suisse, le Japon se sentirait bien seul à Genève, où les 147 pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) tentent de sauver les négociations sur la libéralisation des échanges.

Sur le dossier agricole, Tokyo travaille de concert avec Berne. Et la presse nipponne ne tarit pas d’éloges sur Luzius Wasescha, le négociateur suisse.

Le nom de Luzius Wasescha, le négociateur suisse en charge du dossier agricole à Genève, est désormais connu jusque dans les rizières les plus reculées de l’archipel. «Il est devenu presque aussi familier que celui de l’empereur Akihito», dit, en souriant, l’un des plus proches conseillers du ministre japonais de l’agriculture Yoshiyuki Kamei.

Luzius Wasescha doit sa renommée au Japon au «Nihon Nogyo Shimbun», le journal de Nokyo, la toute puissante centrale des coopératives agricoles japonaises. Ses envoyés spéciaux à Genève suivent de très près l’affrontement entre pays exportateurs et importateurs de produits agricoles.

Ils savent que le représentant helvétique est un vieux routier des négociations de l’OMC. Et qu’il n’ignore rien de la position japonaise. Puisqu’elle ne se distingue en rien - ou presque - de celle de la Suisse.

«Luzius Wasescha a deux décennies de négociations agricoles derrière lui. Son influence à l’OMC est considérable. Il est ecouté. Et il va sans dire que ses talents de négociateur nous servent, puisque nous avons les mêmes positions», note Shin Sakurai, le responsable du comité des affaires agricoles du parti conservateur du premier ministre Junichiro Koizumi.

«Le meilleur ami des riziculteurs japonais»

La Suisse et le Japon sont les deux pays au monde qui protègent le plus leur agriculture. Les deux alliés estiment que l’OMC doit «s’assurer que la compétitivité des agriculteurs pénalisés par des coûts de production élevés répondent aux préoccupations de la société en matière de sécurité alimentaire, d’environnement et de bien-être des animaux».

Face au rouleau compresseur des grands pays exportateurs de produits agricoles, le Japon s’appuie donc sur la Suisse. «Luzius Wasescha est le meilleur ami des riziculteurs japonais», assure-t-on dans les allées de la rédaction en chef du journal agricole nippon.

Dans un archipel ou les votes ruraux ont encore deux à trois fois plus de poids que ceux des villes, le compliment est d’autant plus appréciable.

swissinfo, Georges Baumgartner à Tokyo



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