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Salon à Genève


La montre de luxe face au franc fort


Par swissinfo.ch


Au salon de Genève, professionnels de l'horlogerie et des médias viennent admirer de belles mécaniques. (Keystone)

Au salon de Genève, professionnels de l'horlogerie et des médias viennent admirer de belles mécaniques.

(Keystone)

Pour sa 25e édition, le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), qui s’ouvre ce lundi à Genève, se serait bien passé du séisme déclenché par la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de laisser flotter le franc. Difficile de dire toutefois si elle affectera les affaires dans ce segment du luxe.

C’est le rendez-vous de la belle montre. Et de la montre chère. Contrairement à Baselworld, le SIHH n’est pas ouvert au public, mais aux seuls professionnels et aux journalistes. Pour fêter son quart de siècle, le salon attend quelque 15'000 visiteurs, dont 1500 représentants des médias.

Côté exposants, ils sont seize - dont douze appartiennent au groupe Richemont -, sur une surface de près de 40'000 mètres carrés à Palexpo Genève. Des chiffres qui montrent une belle croissance depuis la première édition, qui avait réuni cinq marques sur 4500 mètres carrés.

Quels effets aura la subite hausse du franc sur la marche des affaires? Difficile à dire. Comme le relève «La Tribune de Genève», «les effets de ce ‘tsunami’ monétaire sont plus subtils à mesurer qu’un simple calcul de change. La branche a été en mesure de surmonter la crise financière de 2007 et la surenchère sur le franc qui a suivi […] comme le prouvent les résultats du groupe Richemont, qui enregistre un bond du chiffre d’affaires dans une Europe en plein marasme».

Le quotidien local ne semble donc par trop inquiet pour l’avenir de la belle montre. Selon son éditorialiste, la décision de la BNS «ne sonne pas le glas de l’horlogerie helvétique, car la mécanique de précision et les grands complications ‘made in Switzerland’ ne sont pas délocalisables».

Fabienne Lupo, directrice du salon se montre elle aussi confiante, malgré les tensions géopolitiques sur la Russie, la Chine, le Japon et le Proche Orient, qui sont tous des marchés clé pour l’industrie horlogère. «Il est vrai que la chute du prix du pétrole et la forte dévaluation du rouble sont des phénomènes récents, mais je ne pense pas qu’à ce stade, ils peuvent mettre en péril la venue de professionnels de ces pays», déclare-elle.

L’horlogerie exporte 95% de sa production. Situation particulièrement difficile pour les petites marques. (Téléjournal de la RTS, 18 janvier 2015)

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