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Lancé à Genève en 2005, le projet Lift ne cesse d'étendre son réseau.

Pour sa 4e édition à Genève, Lift – une réunion centrée sur les nouvelles technologies et leur impact sur la société - se demande où est passé le futur. Un thème qui sera prolongé cet été à Marseille à l'occasion de la 1ère rencontre Lift en France.

Lancé à Genève en 2005, le projet Lift ne cesse d'étendre son réseau. Après la Corée du Sud en septembre dernier, les organisateurs genevois viennent de décider de mettre un pied en France, face à la Méditerranée et au continent africain.

La conférence se tiendra à Marseille les 18 et 19 juin prochain en partenariat avec la Fondation internet nouvelle génération (Fing), une association française qui travaille sur les services et les usages de l'internet et des réseaux.

«Il n'y a pas en France une grande manifestation internationale à la fois sur les technologies et la société, tournée vers l'avenir et la créativité», souligne Daniel Kaplan, directeur de la Fing.

Et de poursuivre: «Nous travaillons sur l'innovation, la construction du futur et le rôle des technologies. Depuis ses débuts, nous sommes en relation avec Lift, un des meilleurs événements européens dans ce domaine. D'où l'idée de nous associer pour lancer Lift à Marseille.»

La Friche de la Belle de Mai

Laurent Haug, l'un des fondateurs de Lift, rappelle sa spécificité: «Nous n'accueillons pas de présentation à but commercial. L'objectif est l'échange entre personnes d'horizons très différents.»

Le choix de Marseille ne doit rien au hasard. «Lift ayant toujours cherché à se démarquer, nous avons choisi Marseille plutôt que Paris.

Marseille est en train de bouger. Il y a une créativité entrepreneuriale et culturelle de plus en plus visible. Comme en témoigne le choix de Marseille comme capitale culturelle de l'Europe en 2013.

Raison pour laquelle, Lift a choisi la Friche de la Belle de Mai pour tenir sa rencontre. «Dans ce quartier situé en bordure du port de Marseille, on trouve des artistes et un très grand incubateur d'entreprises audiovisuelles et multimédias», précise Daniel Kaplan.

Un pont vers le Sud

«Nous pensons également que la réflexion sur les innovations technologiques doit se faire avec les pays du Sud. Depuis Marseille, nous nous adressons aussi aux pays du pourtour méditerranéen et, au-delà, à l'Afrique», explique Daniel Kaplan, qui entretient d'anciennes relations avec les pays du Maghreb.

Une perspective qui enchante Laurent Haug: «Depuis que nous avons lancé Lift il y a 4 ans, mon grand rêve, c'est l'Afrique.» Ce continent présente de multiples intérêts sur le plan des nouvelles technologies. «Certains pays sont en train de s'équiper en antennes GSM, sans passer par l'installation d'infrastructures lourdes et chères, raconte Laurent Haug. Il est intéressant de savoir que 60% du trafic sur la version mobile du site de la BBC vient d'Afrique.»

Autre exemple cité par Laurent Haug: Nokia envoie des gens en Afrique pour observer les nouveaux usages des téléphones mobiles, comme ces systèmes d'échange financier par SMS, faute de banques, ou ces systèmes de rencontres amoureuses par SMS, pour pallier l'absence d'ordinateurs classiques.

«Beaucoup de grandes compagnies estiment aujourd'hui que l'Afrique est une importante source d'innovation», ajoute le cofondateur de Lift.

Faites-le vous-même

Quant au thème général de la réunion marseillaise - Futur: faites-le vous-même - il doit prolonger la réflexion menée cette semaine à Genève (où est passé le futur?). «Il ne s'agit pas de savoir ce que sera le futur, mais de permettre au plus grand nombre de gens de l'écrire au fur et à mesure et d'en être les acteurs», précise Daniel Kaplan.

Et d'ajouter: «C'est une des promesses possibles des nouvelles technologies de plus en plus appropriables par le commun des mortels. La plupart des usages majeurs de l'Internet sont en effet venus de tous petits acteurs ou de détournements d'usages. Ils n'ont pas été inventés par les grands laboratoires de recherche dont s'est pourtant le métier.»

Lors de la conférence de Marseille, les participants vont tenter d'évaluer si ce fonctionnement est également valable pour la production d'objet physique et non plus virtuel.

«Jusqu'où les dynamiques d'appropriation engendrées par la révolution numérique peuvent s'étendre au monde physique et matériel», questionne Daniel Kaplan.

Une perspective qui s'inscrit dans le développement de Lift. «A Marseille, nous allons resserrer le débat autour d'internet en abordant la question des objets connectés au réseau, des «fab lab», soit la possibilité pour chacun de fabriquer des objets chez soi et de mesurer l'impact sur la société de ces développements», précise Laurent Haug.

Et d'ajouter: «A Genève, Lift aborde les grandes idées avec des thèmes élargis. En Corée du Sud, l'accent est mis sur le high-tech, tandis qu'à Marseille, Lift sera centré sur l'Internet.»

L'Internet des objets

Selon Laurent Haug, l'internet traverse une nouvelle étape: «Le web est devenu moins innovateur. Il est dominé par de gros acteurs comme Google ou Facebook. Par contre, Internet est en train de s'insérer dans les objets qui deviennent communicants et peuvent interagir entre eux, sans compter les robots dont le développement est rapide.»

Un thème qu'Alexandra Deschamps-Sonsino va développer à Marseille. «Je vais parler des nouvelles tendances au niveau technologique et créatif dans le domaine du «do it yourself». Le prix des technologies ayant beaucoup baissé, les gens ont maintenant la capacité de créer leur propre produit, de répondre ainsi à leurs propres besoins ou de constituer leur marché.»

À la tête de Tinker.It!, une société de consultance basée à Londres et Milan, Alexandra Deschamp-Sonsino donne l'exemple d'une plateforme «open source» créée en Italie: Harduino. «Cette plateforme permet aux gens de fabriquer des objets intelligents», précise la jeune cheffe d'entreprise.

Et Alexandra Deschamps-Sonsino de conclure: «La crise que nous traversons a un effet accélérateur sur cette évolution. Un nombre croissant de gens se demandent aujourd'hui ce qu'ils peuvent produire eux-mêmes pour ne plus dépendre des grands acteurs économiques.»

swissinfo, Frédéric Burnand, Genève

Lift

Depuis 2006, Lift réunit chaque année à Genève des pionniers et des innovateurs dans le domaine des nouvelles technologies.

Depuis 2008, Lift organise une conférence annuelle en Corée du Sud.

La 4e édition de Lift s'est tenue à Genève du 25 au 27 février.

La 1ère édition française de Lift se tiendra à Marseille les 18 et 19 juin.

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Le QB1 dévoilé à Lift

QB1 - un ordinateur d'un nouveau type – a été présenté en première mondiale à la Conférence spécialisée Lift à Genève.

Ce bras articulé surmonté d'un écran ne possède ni clavier, ni souris. Mais il est capable de repérer l'utilisateur et de comprendre ses souhaits.

«Aujourd'hui, c'est vous qui devez aller vers la machine et taper vos souhaits sur un clavier ou une télécommande, explique Nicolas Henchoz, directeur du laboratoire EPFL+Ecal Lab. Ici on inverse le principe: c'est l'ordinateur qui s'adapte et vient chercher l'information vers vous.»

Les pères du QB1, l'ingénieur Frédéric Kaplan et le designer Martino d'Esposito ont fondé ensemble OZWE, une spin-off de l'EPFL, pour donner une perspective commerciale à QB1.

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