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Sport spectacle


La FIFA est-elle vraiment sur la voie de la réforme?




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Avant de prendre la tête de la FIFA, Gianni Infantino a été le bras droit de Michel Platini à l'UEFA.  (swissinfo.ch)

Avant de prendre la tête de la FIFA, Gianni Infantino a été le bras droit de Michel Platini à l'UEFA. 

(swissinfo.ch)

Après la suspension de Sepp Blatter, de nouvelles accusations sont portées contre son successeur, Gianni Infantino. Et ce vendredi, le Ministère public de la Confédération (MPC) a effectué des nouvelles perquisitions au siège de la FIFA à Zurich, dans le cadre de l'enquête ouverte l'année dernière.

Suite aux derniers événements qui secouent la FIFA, pensez-vous que l’instance mondiale du foot va continuer sur la voie du changement, comme promis par son nouveau patron Gianni Infantino ou que la Fédération est foncièrement irréformable?

Rappel des faits:

«La crise est terminée» affirmait Gianni Infantino le 13 mai lors du congrès de la FIFA à Mexico. Le Valaisan de 46 ans s'est probablement avancé un peu vite.

Dès le lendemain, le président de la commission d'audit et de conformité de la FIFA, Domenico Scala, a démissionné pour protester contre l'adoption d'une mesure remettant, selon lui, en cause l'indépendance de certains organes de l'institution chargés notamment d'enquêter sur des membres.

Une démission qui a fait réagir Mark Pieth, professeur de droit pénal à Bâle et qui a présidé la Commission indépendante de la FIFA sur la gouvernance (IGC) de 2011 à 2013: «Gianni Infantino a fait tomber le masque du réformateur. Il a révélé ses vraies motivations et sa vraie personnalité, (...) pour moi on est revenu aux pires années du Blatterisme», a-t-il déclaré à l'AFP.

Fin mai, Markus Kattner, secrétaire général par intérim de la FIFA, a été renvoyé pour «manquements dans ses responsabilités financières en lien avec ses fonctions.»

Et ça n'est pas tout.

Ce jeudi, le journal allemand "Die Welt" a affirmé que Gianni Infantino pourrait faire l'objet d'une enquête de la commission d'éthique. Selon le quotidien, le patron du foot mondial encourrait une suspension provisoire de 90 jours pour avoir demandé dans des courriels la destruction de l'enregistrement des protocoles où la question de son salaire était évoquée lors du dernier Conseil tenu à Mexico. Le nouveau patron aurait refusé un salaire annuel de 2 millions de francs environ, soit la moitié de celui de son prédécesseur Sepp Blatter.

«Aucune procédure formelle n'a été ouverte contre M. Infantino», a répondu vendredi Roman Geiser, porte-parole de la commission d'éthique, la justice interne de la FIFA. L’organisation a précisé que «conformément aux pratiques», toutes ses réunions officielles, «y compris celles du Conseil, sont enregistrées et archivées».

«C'était le cas de la réunion à Mexico», ajoute l'instance, précisant que «l'échange de mails se référait à la destruction d'une copie des enregistrements originaux stockés de façon non conforme sur un serveur local» et ne concernait «pas l'enregistrement officiel archivé».

Enfin ce vendredi, le MPC a recueilli des documents et des données électroniques au siège de la FIFA, dans le but de confirmer les découvertes déjà faites à ce jour et d'obtenir plus d'informations. Le MPC précise dans un communiqué que Gianni Infantino ne fait pas partie des personnes placées sous enquête.

Par ailleurs, La FIFA a encore annoncé vendredi que son ancien patron Sepp Blatter ainsi que les deux ex-lieutenants de ce dernier se sont partagé 79 millions de francs "dans un effort coordonné d'enrichissement personnel" à travers contrats et compensations, au cours des cinq dernières années.

La fédération a précisé avoir livré ces informations à la justice suisse et va les partager avec la justice américaine. "Certains contrats contiennent des dispositions qui semblent violer le droit suisse", expose encore la FIFA au sujet des avenants et systèmes de bonus de ses trois anciens dirigeants.

Alors, irréformable la FIFA ou est-elle victime d’un acharnement des médias? A vous la parole.


Adaptation de l'anglais: Frédéric Burnand, swissinfo.ch

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