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Votations du 9 février 2020 — deuxième sondage Le soutien à la loi anti-homophobie se maintient, mais il s’essouffle sur les logements

Des gens dans une manifestation

Une majorité des Suisses interrogés soutiennent la nouvelle loi anti-homophobie, soumise au vote le 9 février.

(© Keystone / Melanie Duchene)

Les intentions de vote restent très favorables à la nouvelle loi visant à mieux lutter contre l’homophobie, d’après le deuxième sondage en vue du scrutin populaire du 9 février. En revanche, l'appui à l’initiative pour davantage de logements abordables s’érode.

Les deux objets soumis au peuple suisse le 9 février ont toujours la cote. La loi anti-homophobie et l’initiative pour des logements abordables sont soutenues par une majorité de citoyens, révèle le deuxième sondage mené par l’institut gfs.bern pour le compte de la Société suisse de radiodiffusion (SSR). Mais le camp du «non» s’est renforcé.

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La proposition de modifier le Code pénalLien externe afin de combattre l’incitation à la haine et les comportements discriminatoires basés sur l’orientation sexuelle convainc pour l’instant 65% des personnes interrogées, tandis que 25% se disent résolument contre. Toutefois, depuis le dernier sondage fin décembre, la part de «non» a légèrement augmenté et la part de «oui» a perdu 9 points de pourcentage. Les électeurs de tous les grands partis, à l’exception de ceux de l’Union démocratique du centre, se disent favorables à ce changement législatif. Les partisans des Verts, du Parti socialiste et des Verts libéraux sont les plus convaincus.

Le sondage a été réalisé par l’institut gfs.bernLien externe, sur mandat de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR-SRGLien externe) dont fait partie swissinfo.ch. Il a été mené en ligne et par téléphone entre le 15 et le 23 janvier, auprès de 4935 titulaires du droit de vote sélectionnés de manière représentative. La marge d’erreur statistique est de +/- 2,7%. Cette enquête est un instantané qui permet de dégager des tendances et de formuler des hypothèses.

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Toutes les régions linguistiques voteraient également «oui», même si la Suisse alémanique est un peu plus sceptique avec seulement 62% des sondés qui affirment être pour ce projet, contre 73% en Suisse romande et 79% en Suisse italienne.

Au niveau des arguments avancés, une majorité écrasante des personnes interrogées estime que la discrimination menace la cohabitation pacifique et n’a rien à faire dans une société libre et soucieuse de la dignité humaine. La nécessité de protéger les individus homosexuels et bisexuels est aussi largement reconnue. Chez les opposants, l’argument qui recueille le plus d’adhésion est que les revendications d’autres groupes sociaux vont bientôt suivre si une protection spéciale est accordée aux gays et bisexuels.

Le stade de formation de l’opinion sur ce sujet est très avancé, constate l’institut de sondage gfs.bern, qui conclut: «Une polarisation du tableau d’opinions apparaît certes en direction du non, mais l’avance acquise par le camp du oui est à ce point importante que l’acceptation du projet demeure comme auparavant le scénario le plus plausible.»

Appui en chute libre pour les logements abordables

Le scénario semble en revanche plus incertain pour l’initiative «Davantage de logements abordablesLien externe», qui demande que 10% des nouvelles constructions soient à l’avenir gérées par des associations à but non-lucratif. À la mi-janvier, 51% des sondés auraient voté «oui», 45% «non». «L’évolution des intentions de vote présente le schéma typique des initiatives de gauche car au-delà de leur propre camp elles perdent de plus en plus nettement de soutien au fur et à mesure que l’opinion se forme», précise gfs.bern.

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Les électeurs du Parti libéral-radical et du Parti démocrate-chrétien sont passés du côté du «non» et l’opposition s’est encore renforcée chez les partisans de l’Union démocratique du centre. Le «oui» est également en net repli auprès des électeurs des Verts libéraux.

La part d’intentions de vote favorables est la plus élevée au Tessin avec 62%, contre 55% en Suisse romande et seulement 50% en Suisse alémanique. Le sondage révèle également une fracture ville/campagne: les habitants des zones urbaines se disent plus favorables au projet (58%) que ceux des agglomérations et des régions rurales (48%).

Les arguments du «oui» qui convainquent encore une nette majorité sont la volonté d’avoir davantage de logements en coopérative et d’éviter la spéculation. Le camp du «non» remporte un certain succès en pointant du doigt le niveau élevé des coûts et les frais administratifs, ainsi que le risque de faire fuir les investisseurs.

L’objectif fondamental du texte sur les logements abordables conserve un bon soutien, résume gfs.bern, mais les opposants gagnent du terrain en mettant en avant certaines faiblesses du projet. Conclusion de l’institut: «Un non à l’encontre de l’initiative est probable.»

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