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Adecco rompt le silence

Adecco confirme des irrégularités comptables mais dément toute malversation.

(Keystone)

Le numéro un mondial du travail temporaire confirme avoir constaté des faiblesses dans les contrôles comptables internes en Amérique du Nord.

Mais, pour l’heure, Adecco n'a trouvé aucune preuve de détournements ou d'irrégularités qui auraient pu entraîner des conséquences financières importantes.

Adecco confirme avoir constaté des faiblesses dans les contrôles comptables internes en Amérique du Nord, qui a nécessité l'ouverture d'une enquête par les autorités financières américaines.

Le groupe sis à Glattbrugg (Zurich) a entrepris aujourd’hui d’informer et si possible de rassurer clients et investisseurs. Il annonce avoir pris notamment des mesures pour renforcer sa pratique dans le domaine, a indiqué son président John Bowmer dans un communiqué.

Jeu de chaises musicales

Adecco a par ailleurs nommé un nouveau patron pour sa zone Amérique du Nord en remplacement de Julio Arrieta, débarqué il y a deux semaines.

Il s'agit de Ray Roe, lequel rapportera au président de la direction Jérôme Caille. Mais le communiqué ne dit rien de ce que devient ce dernier, sur la sellette depuis la révélation des problèmes le 12 janvier, et qui ne s’est toujours pas exprimé publiquement.

Le groupe annonce également la nomination de Richard Kilsby à la fonction de contrôleur indépendant chargé d'assurer l'indépendance de l'enquête menée actuellement par une étude d'avocats new-yorkaise.

Bonne santé de l’entreprise

Des irrégularités ont été détectées localement dans d’autres pays mais «sans impact significatif» sur la santé de l’ensemble de l’entreprise, qui est saine, poursuit le communiqué.

Des analyses internes montrent que l'endettement s'élevait à environ 1,4 million de francs suisses à fin 2003. S'agissant de la situation actuelle, la demande de prestations de services Adecco est plus forte que l'année précédente.

John Bowmer a ajouté: «Sur la base des rapports de management actuellement disponibles, la demande de prestations de service de la compagnie depuis le début de l'année correspond à nos prévisions et les affaires restent soutenues».

Plaintes et enquêtes se multiplient

De l'autre côté de l'Atlantique, un cabinet d'avocats veut porter plainte contre le leader du travail temporaire pour falsification comptable sous forme de «class action». Désormais, neuf bureaux d'avocats sont engagés contre Adecco.

En Suisse, la Commission fédérale des banques (CFB) a ouvert vendredi dernier une enquête pour détecter de possibles délits d'initiés. Il s'agit de découvrir si certaines personnes ont pu bénéficier d'informations et en faire usage.

Cette enquête, menée parallèlement à celle de la Bourse suisse, repose sur les données de Virt-x reçues la semaine dernière de la part des autorités britanniques des services financiers. Adecco est coté à Londres dans le système Virt-x.

Autre source d'intérêt pour la CFB depuis décembre, la vente durant l'année dernière par le principal actionnaire Klaus Jacobs d'un paquet de titres.

Information de la clientèle

Face à cette situation, le groupe se bat désormais pour éviter la perte de gros clients. Il a donc décidé d'informer ceux-ci de manière confidentielle, une «pratique commerciale usuelle», qui ne pose pas de problème légal.

Les clients informés doivent s'engager à garder pour eux les explications qui leur sont fournies, et à ne pas en profiter pour spéculer en Bourse.

Cette mesure illustre les difficultés du groupe dans sa politique de communication. Il a tenté d’y pallier en engageant une agence de relations publiques londonienne.

Selon le Tages Anzeiger, la panne de communication prolongée du numéro un mondial du travail temporaire remonterait à la fusion entre Adia et Ecco en 1996.

Les deux clans auraient plus «coexisté que collaboré», ce qui n’a pas posé de problème tant que les affaires étaient bonnes mais pèse aujourd’hui sur la situation.

Vendredi matin, le titre Adecco a bondi de plus de 10%, atteignant même 15% à l’ouverture de la Bourse suisse.

swissinfo et les agences

En bref

- Adecco, dont le siège est à Glattbrugg (Zurich) et la direction à Chéserex (Vaud), est né en 1996 de la fusion d’Adia et Ecco.

- Depuis lors, le chiffre d’affaires a atteint 25 milliards de francs.

- Avec 28'000 personnes employées par 5800 filiales dans 68 pays, c’est le numéro un mondial du travail temporaire.

- Les plus gros actionnaires sont le Suisse Klaus J. Jacobs (16%) et la famille française Foriel-Destezet (18%).

- Le conseil d’administration présidé par John P. Bowmer et la direction menée par Jérôme Caille détiennent un bon tiers du capital.

- Le 12 janvier, la valeur boursière d'Adecco s'était réduite de 5 milliards de francs en un jour à l'annonce du report de la publication des résultats 2003, suite à des problèmes de contrôle des comptes.

- A l'ouverture de la Bourse suisse, le titre a augmenté de plus de 10%.

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