Navigation

Bénéfice en baisse pour Ems-Chemie

La force du franc et la hausse des prix des matières premières ont pénalisé le groupe. Keystone Archive

Le groupe chimique Ems-Chemie de Christoph Blocher a bouclé le premier semestre sur un recul de 12% de son bénéfice net, à 108 millions de francs.

Ce contenu a été publié le 13 juillet 2002 - 11:45

La baisse du bénéfice net s'explique principalement par un résultat financier en chute de 29%, à 37 millions. Le résultat d'exploitation (EBIT), lui, affiche un recul de 6,7%, à 98 millions.

Pénalisées par la force du franc et la faiblesse conjoncturelle, les ventes ont reculé de 3,7% par rapport aux six premiers mois de 2001, à 620 millions.

En monnaies locales, les ventes affichent une légère hausse, de 0,4%, a indiqué vendredi le groupe chimique, qui gagne plus de 9 francs sur 10 à l'exportation.

Les domaines des polymères et de l'ingénierie ont souffert d'un recul des ventes, tandis que les spécialités chimiques, après la restructuration de la filiale Ems-Dottikon, sont en passe de remonter la pente.

Globalement, le groupe de Christoph Blocher estime que l'évolution des affaires dépasse légèrement ses attentes.

Franc trop fort

Le léger rétablissement conjoncturel du premier trimestre s'est poursuivi. Le groupe sis à Herrliberg (ZH) reste toutefois prudent sur ses prévisions pour le second semestre.

L'influence défavorable du franc, doublée d'une hausse des prix des matières premières, continuera de se faire sentir.

La société souligne que les conséquences de la volatilité des marchés financiers sont difficiles à évaluer. Elle reste toutefois confiante quant à l'évolution conjoncturelle aux Etats-Unis et en Asie. Par contre, un rebond de croissance n'est pas à attendre cette année en Europe.

Retrait de la Bourse

Sur l'ensemble de l'année, Ems-Chemie table sur une légère hausse de ses ventes par rapport à l'an dernier (1,25 milliard de francs), et un résultat d'exploitation stable.

Ems-Chemie Holding, qui chapeaute Ems-Chemie, décidera d'ici à la fin de l'année si elle se retirera de la Bourse suisse. Une partie des 770 millions de francs de bénéfices inscrit au bilan seraient alors utilisées pour racheter les actions cotées.

En mars, Christoph Blocher, qui détient plus de 85% des voix et deux-tiers du capital, indiquait encore qu'il ne se lancerait pas seul et qu'il était à la recherche d'un partenaire.

L'autre alternative évoquée par la société serait de renforcer l'attrait du titre pour le public, éventuellement via une modification de la structure du capital. Au vu du poids du conseiller national UDC zurichois dans le capital, la liquidité du titre à la Bourse suisse est restreinte.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.