Berne cherche des informaticiens

Heureusement, le nombre de jeunes inscrits dans la filière informatique a plus que quadruplé depuis 1997. Keystone Archive

L'administration fédérale manque cruellement d'informaticiens. Un poste sur dix est vacant à l'heure actuelle. La concurrence avec le secteur privé est vive et la Confédération n'est pas toujours en mesure de rivaliser en termes de salaires.

Ce contenu a été publié le 25 mars 2001 - 11:27

Sur la base de données recueillies auprès de quatre départements fédéraux sur sept, on peut estimer que 10 % des 1200 à 1500 postes d'informaticiens sont actuellement à repourvoir, indique Marius Redli, directeur de l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication.

Les chefs de projet, les analystes, les spécialistes dans des domaines tels que les télécommunications, la sécurité informatique, les systèmes SAP, UNIX ou NT sont particulièrement difficiles à recruter. Les banques et assurances, pour ne citer qu'elles, offrent souvent de meilleures conditions salariales.

Différentes stratégies sont mises en oeuvres pour pallier cette pénurie. Le Département fédéral des finances (DFF) offre par exemple une prime de 1000 francs à chacun de ses collaborateurs qui parvient à débaucher un informaticien. Au Département fédéral de la défense (DDPS), le chef de l'informatique, Markus Klichör, souligne l'importance de la formation continue dans le contexte actuel.

Le manque d'informaticiens continuera de poser des problèmes ces prochaines années, estiment les experts de la branche. Les applications évoluent rapidement et les exigences sont de plus en plus pointues.

Il existe néanmoins des signes encourageants, a laissé entendre Pascal Couchepin jeudi dernier devant le Conseil national. En 1997, 350 jeunes s'étaient inscrits dans la filière informatique et télécommunications auprès des Hautes écoles spécialisées (HES). En 2000, ils étaient 1500, s'est réjoui le ministre de l'économie.

swissinfo avec les agences

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