Contrôle du trafic aérien: un «ciel unique» pour l’Europe des Quinze

C'est ce que propose la Commission européenne pour venir à bout de la congestion du trafic aérien. Une initiative ambitieuse, qui n’emballe pas les gouvernements des Quinze. Et qui interpelle la Suisse.

Ce contenu a été publié le 01 décembre 1999 - 17:12

C'est ce que propose la Commission européenne pour venir à bout de la congestion du trafic aérien. Une initiative ambitieuse, qui n’emballe pas les gouvernements des Quinze. Et qui interpelle la Suisse.

L'initiative de la Commission interpelle la Suisse dans la mesure où c'est à Eurocontrol que l'exécutif européen propose de faire appel. 28 pays, dont la Suisse, sont membres de cette organisation basée à Bruxelles. Elle est chargée de gérer le trafic aérien en Europe. Elle dispose donc de l'expertise nécessaire pour mettre au point ce que la Commission appelle une gestion intégrée de l'espace aérien européen. En clair, un centre unique de contrôle du trafic aérien.

Il faut savoir que le ciel européen est encore fragmenté entre quinze pays. Plus grave: pas moins de 49 centres assurent le contrôle des 26 000 mouvements d'avions quotidiens dans le ciel européen. Résultat: c'est le chaos. Un avion sur trois arrive à destination avec 20 minutes de retard en moyenne. D'où la colère des passagers, et la frustration des compagnies aériennes: Swissair affirme perdre chaque mois 4 millions de dollars en raison des retards de ses avions, conséquence directe de la congestion de l'espace aérien.

C'est dire qu'une autorité européenne chargée du contrôle aérien s'impose. Les compagnies l'appellent de leurs vœux depuis des années. Reste cependant à convaincre les gouvernements, des Quinze notamment. Ils rechignent encore à abandonner le contrôle de leur ciel. Un comble alors que les frontières terrestres ont, elles, disparu depuis sept ans.

Olivier Thomas

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