Le budget de l’aide suisse au développement divise

La Direction du développement et de la coopération a dévoilé sa nouvelle stratégie mardi à Berne. L'occasion pour ceux qui la trouvent trop généreuse de raviver le débat. 

Ce contenu a été publié le 14 février 2018 - 11:51
swissinfo.ch avec la RTS/kr (Téléjournal du 13.03.2018)

L'arrivée à la tête de la diplomatie suisse d'Ignazio Cassis a relancé les discussions autour de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC). Lorsqu'il était conseiller national, le Tessinois avait en effet fait pression pour une baisse du budget de l'organisme. Certains parlementaires espèrent donc un changement de cap. 

C'est le cas d'Yves Nidegger, député de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice), qui se confiait mardi au micro du 19h30 de la RTS: «La position du PLR qu'Ignazio Cassis défendait comme chef de groupe était d'être restrictif. Elle est désormais majoritaire au Conseil fédéral. Si on n'en voit rien, et que la vieille idée de gauche continue à dominer, il y a un problème.» 

Autre son de cloche du côté de la gauche: «Pour nous, les objectifs qui avaient été définis par Didier Burkhalter doivent être mis en application, quel que soit le conseiller fédéral», a rétorqué Manuel Tornare, député socialiste. 

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Budget en hausse 

La DDC est la plus grosse entité du Département fédéral des affaires étrangères. Ces 15 dernières années, son budget est passé de 1,26 milliard (0,34% du PIB) en 2002 à 2,13 milliards (0,48% du PIB) en 2018. 

La DDC ne veut pas croire à un changement de cap. Son directeur Manuel Sager a noté que le «chef du département a défendu le budget de la DDC en décembre devant le Parlement, y compris pour la coopération internationale. C'est un fait, et c'est ce qui compte.» 

Davantage de collaboration avec les privés 

Lors de sa conférence annuelle mardi, la DDC a annoncé vouloir doubler le nombre de partenariats avec le secteur privé, une trentaine actuellement. 

Il s'agit de lancer des projets avec des sociétés tournées vers le développement durable, mais aussi de mieux coopérer avec les ONG et les hautes écoles, qu'elles soient suisses ou locales, là où se déroulent les projets.

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