Crossair prend les commandes de Swissair

Keystone

Crossair reprend la plus grande partie des activités aériennes de Swissair. Qui demande un sursis concordataire pour plusieurs parties du groupe. Cette décision entraînera la suppression de 2560 emplois, dont 1750 en Suisse. L'UBS et le Credit Suisse Group pilotent l'opération.

Ce contenu a été publié le 01 octobre 2001 - 18:53

Selon Mario Corti, patron de Swissair Group, la compagnie régionale Crossair va reprendre d'ici au 28 ctobre les activités aériennes de sa grande soeur acculée à la faillite. Quant au reste des divisions du groupe, il sera abandonné.

L'UBS et le Credit Suisse Group (CSG) vont racheter à SAirLines les 70,35% que la division transport aérien de Swissair Group détenait dans Crossair. Le montant de la transaction s'élèverait à 260 millions de francs.

Le rachat interviendra au cours de clôture du 28 septembre, précisent les deux banques. Par ailleurs, l'UBS et le CSG vont octroyer un crédit relais de 250 millions de francs à SAirLines.

Ce montan - avec le produit des actions - servira à maintenir les activités aériennes jusqu'à une vente éventuelle. C'est à parts égales que l'UBS et le Credit Suisse Group apportent le financement. Mais les deux banques entendent laisser l'entière responsabilité opérationnelle à Crossair.

Augmentation du capital

L'UBS et le CSG mettent encore à disposition de la toute nouvelle compagnie des fonds d'exploitation à concurrence de 500 millions de francs. Et elles se disent prêtes à procéder à une augmentation de capital de Crossair jusqu'à un montant de 350 millions de francs.

Cette augmentation de capital dépendra toutefois des concessions d'exploitation de l'entité reprenante. Enfin, l'UBS et le CSG soulignent que la Confédération et les cantons sont invités à participer, sur une «base facultative», au capital-actions de Crossair jusqu'à hauteur de 30 %.

Les syndicats atterrés

Les syndicats parlent d'un véritable désastre pour l'emploi. «Nous sommes tous atterrés», lance Rémy Pagani du Syndicat des transports publics (SSP). «On a l'impression que le scénario des banques prévoyant la reprise de Swissair par Crossair s'est imposé», ajoute, de son côté, Daniel Vischer, président de la section trafic aérien du SSP.

swissinfo avec les agences

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