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Cure d'amaigrissement au Credit Suisse First Boston

(swissinfo.ch)

Troisième vague de licenciements pour la filiale américaine du Credit Suisse en un an. Le Credit Suisse First Boston (CSFB) s'apprête en effet à réduire les effectifs de ses services de conseil en investissement. Cette décision intervient au moment où le chômage atteint son plus haut niveau depuis deux ans aux Etats-Unis.

Le CSFB licenciera 200 membres du personnel du département investissements aux Etats-Unis avant la fin du mois. Cette restructuration concerne 13% des effectifs du département investissements, et près de 11% des conseillers spécialisés dans le secteur de la haute technologie.

Le Credit Suisse n'exclut pas non plus de procéder à des licenciements au sein des départements investissements de ses filiales au Mexique et au Canada.

Cette vague de licenciements est la troisième au cours de l'année écoulée pour le Credit Suisse First Boston qui emploie quelque 28 000 personnes aux Etats-Unis. L'an dernier, la firme avait réduit ses effectifs américains de 10%, et en début de cette année, elle a supprimé 300 postes administratifs.

Le porte-parole de la filiale américaine de la banque suisse se refuse à tout commentaire. Mais, s'exprimant sous couvert d'anonymat, des responsables indiquent que la réduction du personnel intervient en réaction aux «conditions du marché».

Ralentissement économique aidant, les revenus générés par les offres publiques d'achat et les fusions d'entreprises ont considérablement baissé.

Selon le cabinet Thomson Financial Securities Data, le CSFB n'a tiré de son activité d'offres publiques d'achat que 184 millions de dollars cette année, alors que l'an dernier, cette même activité lui avait rapporté près de 4 milliards.

Au moment où le chômage atteint son plus haut niveau depuis deux ans aux Etats-Unis et où les compagnies américaines n'en finissent pas de divulguer des résultats décevants aux courtiers de Wall Street, les banques d'investissement accusent le coup.

La semaine dernière, Morgan Stanley a annoncé 15 000 licenciements. Goldman Sachs, Citigroup, Merrill Lynch et Bear Stearns s'apprêtent elles-aussi à licencier.

Marie-Christine Bonzom, Washington


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