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Décharge de Bonfol: la commune veut un assainissement

Après le canton du Jura, c’est au tour de la commune de Bonfol d’exiger un assainissement dans les cinq ans de la décharge industrielle utilisée dans la années 60 et 70 par l’industrie chimique bâloise.

Ce contenu a été publié le 28 avril 2000 - 18:24

Après le canton du Jura, c’est au tour de la commune de Bonfol d’exiger un assainissement dans les cinq ans de la décharge industrielle (photo d'archive) utilisée dans la années 60 et 70 par l’industrie chimique bâloise.

C’est désormais la mobilisation générale contre la décharge de Bonfol. Il y a eu les inquiétudes exprimées par Dominique Voynet, ministre française de l’Environnement (la décharge se trouve à quelques centaines de mètres de la frontière). Il y a eu, aussi, la demande de décontamination formulée par le canton.

C’est cette fois la commune de Bonfol qui tape du poing sur la table. Ses responsables ont présenté vendredi leurs exigences. Ils demandent notamment un assainissement rapide de la décharge, dans un délai maximum de cinq ans. Ils demandent également une éventuelle indemnisation.

Bonfol reconnaît avoir profité d'avantages financiers de la part de la chimie bâloise. Elle a notamment touché une taxe sur chaque tonne entreposée (en tout 1,63 million de francs). Mais elle relève que la présence de cette décharge a aussi occasionné des frais importants.

Surtout, la commune se retrouve aujourd’hui avec une poubelle très embarrassante sur les bras. Selon les experts mandatés par le canton, la décharge - qui contient 114 000 tonnes de résidus - est en effet polluée au sens de l'Ordonnance fédérale sur les sites contaminés. Des substances chimiques s’échappent et s’infiltrent dans les sols.

Bonfol estime avoir été trompée, dès l’ouverture de la décharge en 1961, par l’industrie chimique bâloise, les déchets ayant été présentés comme étant «inoffensifs». Elle exclut aujourd’hui de revenir sur les éventuelles responsabilités des autorités communales de l’époque.

swissinfo avec les agences

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