Défense européenne: la Suisse absente des discussions

Le ministre suisse des Affaires étrangères, Joseph Deiss, a participé, ce jeudi, à la réunion du Conseil de partenariat euro-atlantique, au siège de l’OTAN à Bruxelles. Pour autant, la Suisse n’aura pas son mot à dire sur l’avenir des pays neutres.

Ce contenu a été publié le 16 décembre 1999 - 17:24

Le ministre suisse des Affaires étrangères, Joseph Deiss (à droite, avec le secrétaire général de l'OTAN George Robertson), a participé, ce jeudi, à la réunion du Conseil de partenariat euro-atlantique, au siège de l’OTAN à Bruxelles. Pour autant, la Suisse n’aura pas son mot à dire sur l’avenir des pays neutres.

A Helsinki le week-end dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze ont approuvé la création d’une force d’intervention rapide commune, formée de quelque 60 000 hommes. Cette décision modifie le paysage militaire européen. Et la Suisse est concernée. «Il serait illusoire de concevoir la sécurité de la Suisse en faisant abstraction de ce qui se passe autour d’elle», confirme Joseph Deiss.

En matière de sécurité commune, les Européens sont en train de chercher leur chemin. Et, pour Joseph Deiss, le problème c’est que les Suisses sont «absents de la discussion». Un problème d’autant plus aigu que les Quinze «trouvent des solutions qui intéressent la Suisse au plus haut degré». Et de citer le débat sur les pays neutres. Des pays tels que la Suède, la Finlande ou l’Autriche qui participent à cette évolution «alors que nous, les Suisses, nous devons nous contenter d’un rôle d’observateur ou d’interlocuteur dans des rencontres bilatérales».

Le constat vaut pour d’autres domaines. Le ministre suisse des Affaires étrangères cite, par exemple, la politique d’asile, l’Espace Schengen et le développement de l’espace juridique européen. «Ce sont des dossiers qui nous touchent aussi et, lance Joseph Deiss, il faudra bien trouver un moyen de régler nos relations avec l’Union européenne».

Dans ce contexte, le Conseil de partenariat euro-atlantique est, aujourd’hui, l’une des rares enceintes où la Suisse peut glaner des informations et faire valoir son point de vue. Jeudi, à Bruxelles, le patron de la diplomatie suisse en a profité pour mettre l’accent sur deux objectifs qui lui tiennent à cœur: la lutte contre la prolifération des armes légères et la complémentarité des différentes organisations internationales.

Thierry Zweifel

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