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Coûts de la santé: la gauche passe à l’offensive

Les frais de santé pèsent fortement sur le porte-monnaie des Suisses. Une initiative socialiste veut plafonner la facture. © Keystone / Gaetan Bally

De plus en plus chères, les primes d’assurance maladie sont la préoccupation majeure des Suisses. De nombreux ménages n’arrivent simplement plus à les payer. Une initiative populaire demande que les primes n’excèdent pas 10% du revenu des assurés, le solde tombant à charge des pouvoirs publics.

Ce contenu a été publié le 26 février 2019 - 08:00

Nommé «10% du revenu d’un ménage pour les primes d’assurance-maladie, c’est assez» (Initiative d’allègement des primesLien externe), le texte lancé ce mardi par le Parti socialiste vient s’ajouter à une longue liste d’initiatives populaires lancées pour freiner la hausse constante des coûts de la santé et celle des primes de l’assurance maladie obligatoire (LAMaL) qui l’accompagne. Une hausse qui se poursuit à un rythme nettement supérieur à celle des salaires, ce qui met en difficulté de larges couches de la population suisse.

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Le but est d’inscrire dans la Constitution fédérale un plafond de cotisations de 10% du revenu disponible et le droit à une réduction pour les assurés dont les primes dépassent ce plafond. L’initiative prévoit que cette réduction serait financée au moins aux deux tiers par la Confédération, et le reste par les cantons.

Plus d’harmonie, plus d’équité

L'idée des socialistes est de soulager les couches de la population à faible et moyen revenu et de répartir le financement des réductions de primes plus équitablement entre les cantons. Ceci devrait apporter une certaine harmonisation dans un système qui se caractérise aujourd’hui par des différences énormes entre les cantons, autant au niveau des primes que paient les assurés qu’à celui des aides d’État à leur réduction.

En Suisse, en effet, les primes d’assurance maladie sont individuelles, indépendantes du revenu et varient en fonction du groupe d’âge, de la caisse maladie et du lieu de domicile. Les assurés peuvent obtenir une réduction en optant pour une franchise plus élevée ou en acceptant une limitation dans le choix du médecin. Les plus démunis ont droit à une réduction de primes, subventionnée par l’État et fixée par le canton.

Selon les chiffres de 2016 (les derniers disponibles), la prime LAMaL s’élève en moyenne à 3993 francs par année pour un adulte et 1039 francs pour un enfant. Mais les différences d’une famille ou d’un individu à l’autres peuvent être énormes. De fait, de plus en plus de gens n’arrivent simplement plus à payer la facture et doivent s’endetter. Selon une estimation de l’Office fédéral de la santé publique, en 2016, près de 843 millions de francs de primes sont restés impayés.

Personne au monde ne paye autant de sa poche

A ces primes élevées s’ajoutent les montants que les assurés doivent payer de leur poche. En 2016 toujours, sur presque 80,5 milliards de francs de frais de santé, les ménages en ont payé directement plus de 23,2 milliards sous forme de franchises et de participations

Une comparaison internationale de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montre sans ambiguïté à quel point ces coûts pèsent sur le budget des Suisses.


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