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Deux géants de la pharma, une même satisfaction

Le secteur des médicaments vendus sur ordonnance a véritablement "cartonné".

(Roche)

Le groupe pharmaceutique helvétique Roche a multiplié par deux son bénéfice net au premier semestre, à 2,83 milliards de francs.

Les chiffres de Novartis avaient eux aussi convaincu le marché mardi. Ce qui confère à leur titres un attrait tout particulier.

Leader dans l’oncologie et les tests de diagnostique, Roche invoque des gains financiers exceptionnels et la hausse de 15% des ventes de sa division Pharma pour expliquer sa performance.

«Sur l’entier de l’exercice 2004, Roche escompte une croissance plus rapide que le marché, tant pour ses divisions Pharma (médicaments vendus sur ordonnance) que Diagnostics (tests de diagnostique)», indique le patron du groupe.

«Qui plus est, note Franz Humer, nous nous attendons à une croissance à deux chiffres du bénéfice d’exploitation et à une augmentation substantielle du résultat net».

Sur le plan stratégique, le groupe basé à Bâle estime avoir accompli un pas décisif en se séparant de son secteur des médicaments en vente libre (Roche Consumer Health), cédé à l’Allemand Bayer pour 3,6 milliards de francs.

Supérieure au marché

Aux yeux de Denise Anderson, chez Kepler Equities, Roche a signé une bonne performance durant ces six premiers mois.

«La croissance de la division Pharma est bien supérieure à celle du marché, indique l’analyste à swissinfo. Diagnostics a également fait mieux que le marché. En clair, les deux divisions travaillent bien».

«La nouveauté se situe au niveau des marges, explique Denise Anderson. Roche a systématiquement amélioré sa rentabilité ces dernières années et, franchement, le résultat des six premiers mois est impressionnant».

Novartis, rival mais aussi actionnaire minoritaire de Roche (un tiers du capital) avait lui aussi annoncé mardi une rentabilité en progression, pour un bénéfice net en hausse de 19% à 2,8 milliards de francs.

Face aux résultats des deux concurrents, Denise Anderson estime qu’il est difficile de parier sur l’un plutôt que sur l’autre.

Une éternelle question

«C’est une éternelle question en Suisse… En considérant la croissance des ventes, on aurait tendance à opter pour Roche, qui a enregistré une hausse de 16% en monnaie locale dans le secteur pharma, alors que Novartis 11% seulement».

En terme de médicaments actuellement en préparation, parier sur Roche semble également plus rentable à court terme. Mais sur le long terme, Novartis a la main…

«Ces jours-ci, nous mettons la priorité sur Roche, avec un cadre de référence à un an, indique Denise Anderson. Mais Novartis et Roche sont les seuls «blue chips» (titres de première catégorie) que nous conseillons à l’achat dans le secteur pharmaceutique en Europe. Il est donc difficile pour nous de choisir l’un plutôt que l’autre».

Une montagne de liquidités

Du côté de la bourse toutefois, le titre Roche a fait nettement mieux que son concurrent l’an dernier, avec une progression de 15%, contre 7,5% pour l’action Novartis.

A l’origine de cette «contre-performance» se trouve surtout la crainte des investisseurs que Novartis s’engage dans une acquisition ambitieuse menant à la dilution du prix de son titre.

Et ce, même si le géant bâlois a répété à maintes reprises qu’il ne voyait aucune urgence à piocher dans sa montagne de liquidités (8 milliards de dollars…).

Il n’en demeure pas moins que, fondamentalement, le patron de Novartis Daniel Vasella est perçu comme plus disposé à envisager une grosse acquisition que son collègue de Roche. Qui y voit plutôt un obstacle au développement des activités de recherche.

Une excellente copie

Si les investisseurs ont quelque peu fait la moue devant le titre Novartis, c’est aussi la conséquence de l’excellente copie rendue d’année en année par Novartis depuis la fusion entre Ciba et Sandoz.

«L’ironie est que si une entreprise signe constamment de bonnes performances, les investisseurs n’attendent plus autre chose de sa part, et cela se reflète dans son titre», explique Denise Anderson.

«Roche par contre a longtemps déçu les investisseurs. Mais après avoir touché le fond l’an dernier, le groupe s’en est finalement sorti, avec des ventes en progression et une amélioration de ses marges. Le marché y a vu un changement, qu’il a rémunéré.»

swissinfo, Robert Brookes
(traduction: Pierre-François Besson)

Faits

Roche se concentre sur ses activités de pharma (médicaments vendus sur ordonnance) et de diagnostique

Ses médicaments principaux incluent le Mabthera (traitement du cancer du sang) et le Pegasy (traitement de l’hépatite C)

Roche a rejeté à moult reprises les propositions de fusion avec Novartis

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En bref

- Roche a dépassé les prévisions avec un bénéfice net au premier semestre de 2,83 milliards de francs. Ses ventes ont atteint 15,4 milliards.

- Le bénéfice opérationnel et les marges dans son métier de base ont augmenté de façon significative. Et le groupe a réduit sa dette de 4,1 milliards de francs.

- Roche s’attend à une «augmentation substantielle» de son résultat net sur l’ensemble de l’année.

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