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Une des tours du Centre de Löwenberg. swissinfo.ch

Le Centre de formation CFF de Löwenberg porte la griffe de l'architecte Fritz Haller, également créateur de la fameuse ligne de meubles de bureau USM.

Ce contenu a été publié le 17 août 2005 - 08:00

Soigneusement disposés dans le parc d'un château baroque, ses bâtiments sont de magnifiques exemples de construction fonctionnelle des années 70.

Produit suisse d’exportation par excellence, les meubles de bureau USM ont su conquérir le monde par leur caractère robuste, fonctionnel et modulable. Et le fait est que les bâtiments construits entre 1978 et 1982 pour le Centre de formation des Chemins de fer fédéraux de Löwenberg, à la sortie de Morat, font penser à des meubles de bureau géants.

Les CFF font l’acquisition du domaine en 1973. La propriété s’étend jusqu’au lac et comprend encore un terrain de camping, séparé du parc du château par la voie ferrée et par un petit bois.

Ils lancent alors un concours d’architecture. «C’est la politique de la maison, précise Toni Häfliger, chef du service du patrimoine culturel des CFF. Nous essayons de faire du beau, avec de bons architectes. Et lorsque cela est possible, nous organisons des concours pour trouver les meilleurs projets.»

Sur près de 200 dossiers, le jury retiendra celui des architectes Fritz Haller, Alfred Barth et Hans Zaugg. Le premier nommé est alors l’âme de l’Ecole de Soleure, passablement cotée pour ses bâtiments sobres, aux formes géométriques et bien proportionnées. Et en tant que designer, Fritz Haller est le père de la ligne USM.

Vert sur vert

A proximité immédiate du château, on édifie deux bâtiments cubiques dans un creux du terrain et deux petites tours rondes dans l’axe d’une des allées du parc. De couleur verte, avec leurs façades strictement quadrillées de grandes fenêtres, ces nouvelles constructions s’intègrent au paysage au point que les deux tours font pendant aux grands arbres de l’allée.

Elles abritent les chambres réservées aux «élèves» qui logent sur place le temps de leur formation (196 en tout). Celles-ci sont disposées autour d’un vaste atrium central qui rend l’intérieur des tours particulièrement lumineux.

Quant aux deux autres bâtiments, ils sont dévolus l’un au restaurant et l’autre aux salles et autres installations d’enseignement. On y trouve notamment une grande maquette de chemin de fer et des simulateurs pour la conduite des locomotives.

Le château fait naturellement aussi partie du Centre. Bâti au 16e siècle, il porte principalement les traces des rénovations effectuées dans les années 1840 par la famille de Rougemont, alors propriétaire du domaine.

En 1888, on y a encore ajouté un vaste jardin d’hiver, surmonté d’une coupole de métal et de verre qui offre une vue splendide sur l’arrière du parc, avec ses arbres d’essences variées, disposés par les propriétaires d’alors selon l’arrangement pseudo-naturel d’un jardin à l’anglaise.

Un cadre qui se vend bien

A l’origine, le Centre de Löwenberg était réservé aux besoins de formation continue des CFF, régie fédérale. Mais depuis que l’entreprise a acquis le statut de société anonyme, en 1999, il s’est ouvert également à l’extérieur, dans le souci de rentabiliser les installations au maximum.

Löwenberg accueille donc une moyenne de 400 personnes par jour, dont 80% environ proviennent des différentes unités des CFF et le reste de diverses grandes entreprises ou administrations publiques.

Pour les attirer, le Centre soigne son marketing: possibilité de tenir les sessions de cours dans le château ou de loger dans un hôtel de bon standing à Morat, installations sportives, sentier botanique et programme d’excursions, tout est à disposition de la clientèle, qui d’ailleurs ne se fait pas prier: le Centre est presque toujours plein.

«Et puis, ajoute Toni Häfliger, Löwenberg a sa propre source, qui descend des collines. Alors que la population de Morat boit l’eau du lac, on peut dire que l’on a ici la meilleure eau de la région.»

swissinfo, Marc-André Miserez à Löwenberg

Faits

Le Prix Wakker est décerné chaque année depuis 1972, année de la mort de son donateur l'homme d'affaires genevois Henri-Louis Wakker.
Chargé de la gestion du Prix, Patrimoine suisse l’a jusqu’ici toujours remis à des communes pour des réalisations exceptionnelles en matière d’architecture.
Pour cette année de son 100e anniversaire, l’institution a choisi pour la première fois de récompenser une entreprise.
Les CFF recevront donc le 20 août 2005 un chèque de 20'000 francs, dans le cadre d'une fête à la gare de Zurich.
L’ancienne régie fédérale des chemins de fer possède environ 6000 bâtiments et 7000 ponts. Elle investit chaque année 170 millions de francs dans l’entretien, la rénovation ou la construction de son patrimoine immobilier.

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En bref

- Le Centre de formation des CFF à Löwenberg/Morat se situe au cœur d’un parc de 40 hectares. Il comprend un château du 16e siècle et quatre bâtiments modernes, édifiés entre 1978 et 1982.

- Ces derniers sont dus à l’architecte Fritz Haller, également père de la ligne de meubles de bureau modulables USM.

- L’ensemble a coûté 60 millions de francs. Outre les salles et installations de cours, le centre comprend 196 chambres individuelles et un restaurant.

- D’abord réservé aux seuls besoins en formation continue des CFF, il s’est ouvert depuis 1999 à d’autres entreprises et administrations publiques. Il accueille en moyenne 400 personnes par jour.

- La gare de Muntelier-Löwenberg, qui dessert le Centre a été inaugurée pour l’Expo.02. Elle est le prototype des nouvelles gares régionales des CFF.

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