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Echanges entre universités: la Suisse ne doit plus rester en marge

Entre Joseph Deiss (à droite) et les étudiants, le courant semble être bien passé.

(Keystone)

4500 signatures récoltées en Suisse et une vingtaine de lettres de soutien d'associations européennes: en remettant lundi cette somme au ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss, l'Union Nationale des EtudiantEs de Suisse (UNES) entendait faire pression pour une adhésion rapide aux programmes d'échanges Socrate / Erasme. Le message semble avoir été bien reçu.

«Votre démarche va dans le même sens que les efforts du Gouvernement», a affirmé le conseiller fédéral aux représentants de l'UNES. Selon sa co-présidente Daniela Casanova, Joseph Deiss semblait même ravi de pouvoir s'appuyer sur cette pétition dans les futures négociations avec l'Union européenne.

«Il a bien compris que l'adhésion aux programmes d'échanges entre universités n'était pas seulement dans l'intérêt de la Suisse, poursuit Daniela Casanova. La meilleure preuve en est que vingt associations nationales, ainsi que l'association faîtière européenne, nous soutiennent».

Les programmes Socrate / Erasme ne font en effet pas partie du premier paquet des bilatérales négocié avec Bruxelles. Et la Suisse n'y est pour l'heure associée que par la bande. L'année dernière, quelque 1300 étudiants Suisses ont pu passer deux semestres dans une uni européenne, tandis que 1400 jeunes Européens venaient étudier en Suisse.

Pour Daniela Casanova, le soutien des associations d'étudiants des «petits» pays, déjà membres ou encore candidats à l'Union est très important. En effet, le problème n'est pas tant de trouver une place dans une Haute Ecole allemande, française, espagnole, italienne ou britannique.

«Par contre, il sera pour nous de plus en plus intéressant d'aller étudier en Scandinavie ou dans les anciens pays de l'Est. Il y a là des technologies de pointe, des marchés émergents et une somme considérable d'expériences à faire», souligne la co-présidente de l'UNES.

Apparemment donc, étudiants et autorités sont sur la même longueur d'onde. Et ce d'autant que le vaste chantier que connaît actuellement la formation supérieure en Suisse - avec l'introduction prochaine des titres de «bachelor» et de «master» - va précisément dans le sens d'une véritable euro-compatibilité.

Même en ce qui concerne le délicat problème des bourses, l'UNES est optimiste. Actuellement, un jeune Suisse qui part une année pour étudier en Europe doit se contenter d'une prime d'installation de 600 francs et d'un pécule de 300 à 400 francs par mois. Cette somme, qui couvre à peine le 20% d'un train de vie modeste, devrait être augmentée.

«Nous avons de la chance d'avoir avec Charles Kleiber un secrétaire d'Etat qui est un ancien professeur. Il connaît les problèmes de la vie quotidienne des étudiants et il va certainement faire tout son possible pour nous aider», se réjouit Daniela Casanova.

Marc-André Miserez


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