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easyJet veut encore se développer à Genève

easyJet Switzerland est la principale compagnie de l'aéroport de Genève.

(Keystone)

La compagnie à bas prix étend encore ses activités à l'aéroport de Genève-Cointrin avec l'ouverture de deux nouvelles lignes vers Hambourg et Prague.

Mais la croissance future d'easyJet Switzerland pourrait être freinée à Genève si l'aéroport de Cointrin ne trouve pas de solutions pour augmenter ses capacités.

Avec une part de marché de plus de 30%, easyJet est - loin devant Swiss et ses 12% - la principale compagnie de l'aéroport de Cointrin. L'apport économique et social d'easyJet pour Genève est considérable, a d'ailleurs fait remarquer le directeur général de l'aéroport genevois, Robert Deillon.

La compagnie 'low-cost', qui a établi sa base sur les bords du Léman en 1999, offre aujourd'hui 22 destinations au départ de Genève.

Deux nouvelles lignes

Deux nouvelles lignes seront ouvertes ces prochains mois: Prague, où opère déjà le petit transporteur genevois Flybaboo, dès le 29 octobre et Hambourg dès le 1er décembre.

La stratégie d'easyJet à l'aéroport de Bâle-Mulhouse est par contre beaucoup moins offensive qu'à Cointrin.

«Hambourg a des relations économiques très solides avec Genève. De plus, nous sommes convaincus que la ligne sera utilisée par des personnes désirant venir faire du ski dans les alpes suisses et françaises», explique Philippe Vignon à swissinfo.

Et le directeur général commercial de la compagnie aérienne d'ajouter: «A Bâle vous travaillez dans un bassin de clientèle embrassant trois pays, deux monnaies différentes et trois langues. Cela rend les choses plus compliquées.»

«Nous allons désormais plutôt consolider notre position à l'EuroAirport mais cela ne veut pas dire que nous n'allons pas à nouveau croître à Bâle dans le futur», précise encore Philippe Vignon.

Une bataille autour du terminal T2

A Genève, easyJet Switzerland attend avec beaucoup d'interêt la concrétisation du projet de terminal à bas coûts baptisé T2. Les travaux sont cependant au point mort, car Air France fait barrage et a saisi la justice. «On s'attend à un déblocage de la procédure dans le courant de l'automne», souligne Robert Deillon à swissinfo.

«Le problème principal que nous rencontrons à Genève et celui de la capacité. Et plus spécialement le samedi en saison d'hiver. Le terminal T2 serait une manière d'augmenter la capacité mais nous devons aussi trouver d'autres solutions.

Pour easyJet, l'attitude de l'entreprise française dans ce dossier est révélatrice. Air France refuse toute segmentation des aéroports, pas seulement à Genève, mais ailleurs aussi, fait savoir Vignon. Le retard pris dans la réalisation du terminal T2 ne va cependant pas conduire easyJet à se désengager de Genève.

Malgré son poids de plus en plus grand sur le tarmac genevois, la compagnie n'a «aucune velléité de faire pression. Nous allons travailler pour trouver une solution gagnant-gagnant avec Cointrin».

«Notre compagnie croît de près de 15% par année et nous avons encore la possibilité de nous agrandir à Genève et à Bâle», conclut le directeur général commercial.

swissinfo et les agences

Faits

En 1995, année de la création d'easyJet, la compagnie à bas coûts a transporté 30'000 passagers.
En 2004, la compagnie aérienne en a transporté plus de 24 millions
EasyJet Switzerland a été créée en 1998 et Genève a été choisie comme base principale en juillet 1999
easyJet Switzerland emploie aujourd'hui 227 personnes à Genève
En 2005, easyJet a transporté 2'524'549 (+26%) de passagers depuis Genève
A fin juin 2006, la compagnie a bas coût avait déjà transporté 1'579'728 (+19% par rapport à la même période de l'an dernier) passagers depuis Cointrin
En 2005, l'aéroport de Genève Cointrin a vu transiter 9'410'917 passagers

Fin de l'infobox


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