Exportations suisses vers la Libye en chute libre

Avec les tensions diplomatiques en toile de fond, la Libye ferme toujours plus ses portes aux produits suisses. A l'instar de Novartis, beaucoup d'entreprises sont dans l'impossibilité d'y faire des livraisons cet été.

Ce contenu a été publié le 11 septembre 2009 - 19:00

Selon les statistiques du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) et de l'Administration fédérale des douanes (AFD), les sociétés helvétiques ont enregistré un mois de juillet encore pire que les précédents, avec une dégringolade des exportations de plus de 70% à quelque 9 millions de francs.

Or la tendance se durcit encore. «Il n'y a actuellement pas de livraisons», a indiqué un porte-parole de Swissmem, l'association faîtière de l'industrie des machines.

«Les documents ne sont pas légalisés en ce moment au consulat libyen», explique-t-on du côté de la Chambre arabo-suisse du commerce et de l'industrie.

Novartis parle d'une «interdiction d'y introduire des marchandises produites en Suisse». Le groupe pharmaceutique bâlois n'ayant pas de filiale dans ce pays, ses médicaments y sont commercialisés via une agence.

Par contre d'autres entreprises affirment que rien n'a changé, comme Roche, l'autre groupe pharmaceutique bâlois, ou le géant alimentaire Nestlé, mais ces dernières développent leurs affaires libyennes depuis respectivement le Maroc et l'Egypte.

Même discours dans le groupe technologique ABB, employeur des otages suisses en Libye, dont les ventes en Libye constituent toutefois une infime partie (en millions de francs à deux chiffres) du chiffre d'affaires global (35 milliards),.

Reste que la Libye demeure le premier partenaire commercial de la Suisse en Afrique, surtout en raison des importations de pétrole brut. Mais celles-ci ont aussi plongé (-87,8% à 220 millions) au 1er semestre 2009.

swissinfo.ch et les agences

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