Le patron de Swiss optimiste, malgré les pertes

Christoph Franz souhaite balayer les doutes à propos de l'avenir de Swiss. swissinfo.ch

Malgré un premier semestre aux résultats plutôt sombres, le patron de Swiss, Christoph Franz, affirme que la compagnie aérienne est sur la bonne voie.

Ce contenu a été publié le 25 août 2005 - 21:54

Swiss a annoncé une perte nette de 89 millions de francs au cours des six premiers mois de l'année, contre 33 millions sur la même période en 2004.

Swiss poursuit sa refonte au moment où sa perte nette a presque triplé au premier semestre. En phase d'intégration dans Lufthansa, la compagnie aérienne va encore réduire sa flotte régionale et réorganiser son conseil d'administration.

Pourtant, le patron de Swiss Christoph Franz se déclare «pas trop mécontent» de la façon dont évolue le processus d'intégration de la compagnie helvétique au sein de la compagnie allemande.

swissinfo: Avez-vous été étonné par les faibles résultats de ce premier semestre?

Christoph Franz: Ce n'était pas une surprise. Nous avons triplé notre perte nette, ce qui est bien sûr une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Mais d'un autre côté, nous sommes parvenus à améliorer légèrement notre résultat opérationnel.

Ce que nous devons regarder, c'est quels sont les points positifs et négatifs de l'entreprise que reflètent ces résultats opérationnels. Et de ce point de vue, nous ne pouvons pas être trop mécontents. Il faut aussi tenir compte de l'évolution du marché des changes, car notre dette, qui est en dollars, a augmenté, ce qui a créé une perte.

swissinfo: Etes-vous optimiste quant aux perspectives de succès de Swiss?

C.F.: Je suis optimiste, parce que nous avons un processus de restructuration en cours qui est sain, et jusqu'ici, nous avons pu mettre en application toutes les mesures nécessaires à temps.

Nous ne sommes par contre pas satisfaits en ce qui concerne les conventions collectives, parce que nous espérions que ces accords seraient signés au cours du premier semestre. Ce n'est pas le cas, mais si tout va bien, nous parviendrons à un accord.

Il est évident qu'un accord est plus facile à atteindre si vous faites beaucoup de concessions. Mais les pressions continues exercées par les prix ont diminué nos possibilités de compromis.

swissinfo: Y aura-t-il de nouvelles suppressions d'emploi ou une nouvelle réduction de la flotte?

C.F.: J'espère que cela ne sera pas nécessaire et nous ferons notre maximum pour éviter de continuer à réduire la compagnie. Fondamentalement, nous avons déjà mis un terme au processus de réduction; ce que nous faisons maintenant est de restructurer et, en même temps, de réduire nos coûts.

swissinfo: Est-il important, selon vous, de parvenir à satisfaire les espoirs de Lufthansa, à savoir, être bénéficiaire en 2007?

C.F: Je ne me sens pas personnellement dirigé par les attentes de Lufthansa. Mais je me sens responsables à 100% des résultats de Swiss. Ce sont mes propres attentes et mes propres aspirations qui me guident.

Depuis que j'occupe ma position, mon premier but a toujours été de mener à bien la mutation de Swiss. Si je compare la situation d'il y a une année avec celle d'aujourd'hui, je pense que je peux être satisfait.

swissinfo: Le label 'première qualité' continue d'être associé à Swiss?

C.F.: Swiss bénéficie au niveau mondial de cette image de 'transporteur de qualité'. Nous en sommes fiers, et essayons chaque jour de nous conformer à ce standard.

Mais cela ne veut pas dire qu'une grande qualité est nécessairement liée à des prix élevés. La réalité du marché dans lequel nous évoluons démontre qu'il faut des offres attrayantes pour les clients sensibles à la question du prix. L'amélioration du taux d'occupation des sièges en témoigne. Nous sommes parvenus à trouver de nouveaux clients qui sont attirés par notre produit.

swissinfo: Vous attendez-vous à ce que Zurich maintienne son statut de 'hub'international?

C.F.: Certainement. J'espère que Zurich sera à nouveau capable de se développer.

Interview swissinfo: Matthew Allen
(Traduction: Bernard Léchot)

Faits

Swiss va réduire sa flotte régionale de 35 à 24 appareils ('Jumbolino').
En février dernier, la compagnie aérienne annonçait jusqu'à 1000 suppressions d'emplois.
Le président de Swiss, Peter Bouw, quittera son poste en septembre, ainsi que quatre autres membres du conseil d'administration, qui sera réduit de 8 à 5 membres (dont 2 représentants de Lufthansa).
C'est en juillet que l'Union européenne avait approuvé le rachat de Swiss par Lufthansa.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article