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Election au gouvernement: les «tickets» sont connus



Les différents candidats, comme ici Johann Schneider-Ammann, seront au centre de l'attention des médias au cours des prochains jours.

Les différents candidats, comme ici Johann Schneider-Ammann, seront au centre de l'attention des médias au cours des prochains jours.

Les tractations entre partis peuvent commencer pour l'élection des remplaçants de Moritz Leuenberger et de Hans-Rudolf Merz au gouvernement. Toutes les formations en lice ont désigné leurs candidats officiels vendredi. Sans surprise, les favoris l'ont emporté.

Au Parti libéral-radical (PLR / droite), l'affaire a été rondement menée pour Karin Keller-Sutter et Johann Schneider-Ammann. La ministre du gouvernement st-gallois a été élue au troisième tour par 23 voix sur 45.

Ministre de la sécurité et de la justice depuis 2000, Karin Keller-Sutter, 46 ans, s'est profilée sur les dossiers des étrangers et de la violence. Elle s'est taillé une réputation de «dame de fer». Plusieurs de ses mesures novatrices ont attiré l'attention de tout le pays. Sous son impulsion, St-Gall a été le premier canton à expulser les époux violents de leur domicile, une mesure qui s'est depuis généralisée en Suisse et qui lui a valu des sympathies de la gauche.

Pour la seconde place sur le ticket, le député et industriel bernois Johann Schneider-Ammann a obtenu le même résultat, mais dès le premier tour. Libéral ancré à droite, cet industriel bernois a les faveurs des milieux économiques. La gauche lui reconnait aussi une honnêteté dans ses rapports avec les travailleurs. Un bémol toutefois: député depuis 1999, cet homme de 58 ans n'est pas un ténor de la politique fédérale. Il fait plutôt figure de leader en matière d'absentéisme.

A la tête d'un empire industriel, il avoue devoir consacrer du temps à ses affaires. Selon le palmarès des plus grosses fortunes de Suisse du magazine Bilan, les Schneider-Ammann disposeraient de 500 à 600 millions de francs.

«Nous sommes tous les deux un bon choix, a déclaré Karin Keller-Sutter. J'espère que l'Assemblée fédérale ne réduira pas son choix à une question de sexe». Estimant ne pas avoir d'avantage sur sa collègue de parti, Johann Schneider-Ammann a pour sa part relevé: «Pour finir, ce qui compte est d'assurer le siège radical au gouvernement».

Les députés Peter Malama, Ruedi Noser et Ignazio Cassis, qui étaient aussi sur les rangs et au profil plus centriste, restent ainsi sur la touche.

Deux femmes socialistes

Au Parti socialiste, où le jeu était donné plus ouvert, il a fallu cinq tours à la sénatrice Simonetta Sommaruga pour décrocher la première place sur le ticket par 26 voix sur 46.

Première à se lancer dans la course à la succession de Moritz Leuenberger, Simonetta Sommaruga confirme son rôle de favorite. A 50 ans, cette socialiste réformiste est populaire et appréciée d'une partie de la droite.

Membre du PS depuis 1986, Simonetta Sommaruga est l'une des signataires du Manifeste du Gurten élaboré en 2001, document qui plaide pour davantage de concurrence et moins d'Etat dans certains secteurs. Une prise de position qui avait fait grincer les dents de certains dans son parti. Politicienne réputée pour sa pugnacité sur les dossiers, elle n'appartient pas à l'aile syndicale du PS. Elle se profile plutôt comme la représentante de la classe moyenne et des consommateurs. Elle est également connue pour sa sensibilité écologique.

Pour la seconde place, la députée Jacqueline Fehr a été élue dès le premier tour avec 24 voix sur 46. Elle est considérée comme une politicienne pragmatique et dotée d'une grande connaissance des dossiers. Agée de 47 ans, elle dispose d'un réseau important au Palais fédéral. Elle est également vice-présidente du PS.

Ses domaines de prédilection sont la politique familiale, les transports, la formation et la santé. Jacqueline Fehr a souvent fait aboutir des solutions rassembleuses, comme l'assurance maternité, ralliant également les partis du centre-droit. Dans un classement des parlementaires fédéraux, le journal dominical SonntagsZeitung l'avait placée en tête des politiciens les plus influents dans la législature en cours.

La députée Hildegard Fässler et la ministre des Finances de Bâle-Ville Eva Herzog n'ont pas fait le poids avec 11 voix chacune.

Tout sourire, Simonetta Sommaruga s'est réjouie de la campagne et s'est dite convaincue que la compétition serait «fair» avec Jacqueline Fehr. Particulièrement contente d'avoir obtenu le soutien du groupe qui lui paraît crucial, la Zurichoise a pour sa part souligné qu'il s'agissait d'un jour historique, celui ou «le PS ouvre la porte à une majorité de femmes au gouvernement».

Deux outsiders

Deux partis ont également officiellement lancé des candidats pour tenter d’obtenir un siège au gouvernement.

L’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) part à l'attaque en présentant le député Jean-François Rime. Son groupe parlementaire l'a décidé à l'unanimité, suivant la proposition de la direction du parti. L'entrepreneur fribourgeois briguera d'abord le siège laissé vacant par le socialiste Moritz Leuenberger, puis, si cela ne marche pas, celui du radical Hans-Rudolf Merz.

Les Verts misent quant à eux sur la députée soleuroise Brigit Wyss pour ravir le siège libéral-radical. Désignée par le groupe à une nette majorité, cette juriste de 50 ans s'est imposée au détriment du député argovien Geri Müller et de sa collègue zurichoise Marlies Bänziger. Au Parlement depuis 2007 seulement, elle ne s'y est pas encore fait de nom.

swissinfo.ch et les agences

L’élection

L’élection des deux nouveaux ministres aura lieu dans la matinée du 22 septembre.

Ils seront élus par l’Assemblée fédérale, c’est-à-dire les deux Chambres du Parlement réunies.

Les différents partis devraient émettre des consignes de vote. Mais les parlementaires sont parfaitement libres de leur choix.

Il est déjà arrivé, par le passé, qu’ils ne choisissent pas des candidats figurant sur les «tickets» officiels des partis. Mais ce sont des exceptions; en règle générale, ce sont des candidats officiels qui sont élus.

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Auditions cruciales

L'issue des élections le 22 septembre dépendra des promesses de soutien échangées entre les partis.

Les auditions des groupes seront donc cruciales. Le Parti démocrate-chrétien (PDC / centre – droit) pourrait jouer les faiseurs de roi. Comme prévu, son groupe parlementaire ne lance personne dans la course. Il décidera de son mot d'ordre le 21 septembre après avoir auditionné tous les candidats officiels, à savoir ceux du PS, du PLR, de l'UDC et des Verts. C'est le seul groupe à opérer de la sorte.

Le Parti socialiste n'entendra que les candidats du PLR et des Verts. Ses propres poulains devraient passer sur le gril des autres partis le 14 septembre.

Le groupe UDC ne recevra que les candidats des partis qui auditionneront Jean-François Rime. Le PLR n'invitera que Simonetta Sommaruga et Jacqueline Fehr.

Quant au groupe parlementaire du Parti bourgeois démocratique (PBD / droite) il ne se fera présenter que les candidats socialistes et radicaux.

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