Elections, mode d'emploi

Keystone Archive

Tous les coups sont permis pour s'assurer une majorité des voix parmi les 199 associations qui voteront lors du Congrès de Séoul.

Ce contenu a été publié le 27 mai 2002 - 17:00

La Fédération internationale de Football Association (FIFA) est composée de 204 associations, dont 199 seront habilitées à trancher mercredi entre Sepp Blatter et Issa Hayatou.

Elles sont réparties en six confédérations: l'Europe (UEFA, 51 voix), l'Afrique (CAF, 49 voix), l'Asie (AFC, 44 voix), la CONCACAF (Amérique du Nord et centrale, 34 voix), l'Amérique du Sud (Conmebol, 10 voix) et l'Océanie (OFC, 11 voix).

Bien malin celui qui peut prévoir avec certitude l'issue du scrutin présidentiel. Sepp Blatter s'affiche encore en favori. Mais il reste difficile de prévoir les réelles répercussions des attaques nourries dont il est la cible depuis plusieurs mois.

Le décompte des voix

Les onze voix de l'Amérique du Sud ainsi que les 34 des Amériques du Nord et centrale lui semblent promises, tant les pays concernés ne font pas mystère de leur défiance à l'égard du candidat africain Issa Hayatou. Selon plusieurs spécialistes, la majorité des 10 voix de l'Océanie devraient, elles aussi, revenir à Sepp Blatter.

Pour le reste, c'est la bouteille à l'encre. La direction de l'UEFA est hostile à Sepp Blatter. Ce qui n'est pas le cas des associations qui devraient se répartir équitablement entre les deux candidats.

Président de l'Association suisse de football, Ralph Zloczower choisira son compatriote, de même que la France, l'Allemagne ou l'Italie. Mais pas l'Angleterre.

La tactique Hayatou

Le même flou règne sur les continents africain et asiatique. Bien qu'il soit Camerounais, Issa Hayatou ne dégage pas l'unanimité parmi ses associations. Qui n'oublient pas tout le travail effectué par Sepp Blatter pour le développement de leur football.

Le «clan Hayatou» s'en tiendra jusqu'au bout à sa tactique. Il va tenter d'abattre la cible Blatter avant le scrutin. Par exemple, en apportant des documents financiers de nature à convaincre les délégués que le président a failli dans sa tâche de diriger la FIFA.

Gabriel Nadav à Séoul

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