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Emblème de la Croix-Rouge: l´espoir d'une solution a été différé

Les emblèmes de la Croix-Rouge proposés par un groupe de travail en novembre 1997.

(Keystone)

La Conférence sur les nouveaux emblèmes de la Croix-Rouge que la Suisse avait prévu de convoquer pour les 25 et 26 octobre a été reportée. Les événements du Proche-Orient ont encore davantage fragilisé les perspectives d´un consensus déjà difficile.

Pour rappel: la Croix-Rouge américaine veut mettre fin à ce qu'elle estime être une anomalie du mouvement humanitaire international. Il y a en effet impossibilité juridique pour la société nationale israélienne de secours - le «Magen David Adom» ou Bouclier de David - d'en être membre de plein droit.

Cela supposerait qu'elle adopte pour emblème la croix ou le croissant. Les Conventions de Genève n'en prévoient pas d'autre et les responsables du mouvement n'entrent pas en matière sur une éventuelle «étoile» de David. Plusieurs hypothèses de travail ont alors été avancées au fil des mois.

Il y a quelques jours à peine, on laissait entendre ici et là que le ciel se dégageait et qu'il y avait de bonnes chances de conclure cette négociation émaillée de rebondissements. Toutes les parties semblaient s'entendre au moins sur deux choses, d'une part la nécessité de trouver une solution et d'autre part la méthode de travail proposée par la Suisse.

Aujourd'hui, au vu des événements en Israël et dans les territoires palestiniens, force est de constater que ce scénario optimiste n'est pas d'actualité. Le Département fédéral des affaires étrangères n'avait en fait pas d'autre choix que de constater, à contrecœur, que «les conditions permettant d'obtenir le consensus recherché ne sont pas réunies».

Les regrets sont d'autant plus grands que la Suisse, en sa qualité d'État dépositaire des Conventions de Genève, avait tout entrepris pour dissocier la thématique humanitaire des dossiers politiques. Et si elle avait finalement décidé de convoquer cette conférence pour la fin octobre, c'est qu'elle avait en effet bon espoir de succès.

Certes, il restait des points de litige, nous a expliqué l'ambassadeur François Nordmann, qui conduit ces négociations, mais il y avait des chances d'avancer à condition que des concessions soient faites de part et d'autre et que certaines formulations soient précisées. Les divergences qui subsistaient auraient pu être aplanies durant la conférence.

Hélas, dit-il, «l'impact des récents événements du Proche-Orient rendait beaucoup plus difficile la définition d'un consensus sur des points encore ouverts». La sagesse commandait donc de reporter le rendez-vous à des jours meilleurs, de façon à préserver tout ce qui a déjà été acquis dans la négociation.

Cela ne veut pas dire qu'il ne se passera rien d'ici à l'an prochain. La Suisse poursuivra ses consultations sur la base du nouveau projet de texte qui a déjà été remis aux États parties aux Conventions de Genève. Ce troisième protocole additionnel devrait permettre à certains États et sociétés nationales de Croix-Rouge, à qui les emblèmes actuels font problème, d'utiliser un signe distinctif supplémentaire.

Au CICR, on comprend la décision du gouvernement suisse de reporter la conférence. Mais, déclare Jakob Kellenberger, son président, «cela ne change en rien» sa ferme détermination de résoudre ce problème d'emblèmes.

Quant à la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, elle constate par la voix de son secrétaire général, Didier Cherpitel, que les derniers mois ont montré que sa démarche porte ses fruits et qu'elle est déterminée à la voir aboutir.

Bernard Weissbrodt


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