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En Suisse, la femme reste la moitié de l'homme

Le social, un secteur très féminisé, et souvent à bas salaires.

(Keystone)

Encore et toujours moins payée et sous-représentée sur le plan politique, la femme assure l’essentiel des tâches domestiques.

A l’aune du rapport de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publié jeudi, l’égalité entre hommes et femmes reste utopique.

Les femmes ont droit à une petite consolation. Elles vivent plus longtemps que les hommes et sont moins souvent l'objet de condamnations pénales.

Mais pour le reste, la gent féminine est défavorisée, constate l'OFS dans son 3e rapport sur l'égalité entre femmes et hommes.

«En matière d'égalité, note l’OFS, les progrès enregistrés dans les années 90 se sont ralentis, quand ils n'ont pas carrément cessé. Et cela dans toutes les branches».

Au niveau de la formation, les femmes accusent un grave déficit. 23% d’entre elles n’ont pas suivi de formation post-obligatoire, contre 14% d'hommes. Elles sont également moins nombreuses à avoir achevé une formation supérieure.

Rien de bien différent du point de vue professionnel. Les femmes actives (74%) sont moins nombreuses que les hommes actifs (88%).

Qui plus est, les femmes sont sous-représentées aux fonctions dirigeantes. Et plus de la moitié d'entre elles travaillent à temps
partiel, contre un homme sur dix.

Sujettes au chômage

Ce n’est pas tout. Le chômage touche plus les femmes que les hommes. En 2003, 4,5% de femmes étaient sans emploi contre 3,8% d'hommes.

A travail et ancienneté égales, les disparités salariales subsistent également.

Dans les années 90, l'écart entre le salaire des hommes et celui des femmes s'était réduit à 21% pour le secteur privé et 10% pour l'administration publique. Mais rien n’a changé depuis 1998.

L’OFS va plus loin. Les femmes sont sur-représentées parmi les salariés les plus faiblement rémunérés. En 2002, 11% des femmes à plein temps touchaient un salaire mensuel net de 3000 francs au maximum, contre 2% des hommes.

Touchant des salaires inférieurs, les femmes sont également défavorisées en matière de protection sociale.

En clair, l'inégalité subie au niveau des 1er et 2e piliers (liés à la vie active) n'est pas comblée par le 3e pilier (épargne classique).

Consacrées au ménage

De tout ceci découle souvent une forte dépendance financière - des mères en particulier- vis-à-vis du partenaire masculin.

Dans plus d'un tiers des ménages familiaux (36%), le père seul subvient aux besoins de la famille. Chez les autres couples avec enfants, la femme contribue à hauteur de 12-19% au revenu du ménage.

Sur le front domestique et familial, la situation n’est pas meilleure. Depuis 1997, la répartition des tâches n'a guère évolué. Les femmes y consacrent 31 heures en moyenne par semaine, et les hommes 17 heures.

Dans les ménages avec enfants de moins de 15 ans, on passe même à 54 heures pour la femme, contre 24 pour son conjoint.

Eloignées de la cité

Dans le domaine politique non plus, rien ne bouge ou presque, note l’OFS. Les dernières élections fédérales ont maintenu la sous-représentation politique féminine.

Au Conseil national (chambre du peuple), la part des élues a augmenté de 2,5 points, à 26%. Au Conseil des Etats (chambre des cantons), elle se monte à 24%.

Ces proportions atteignent 24% dans les parlements cantonaux et seulement 22% dans les gouvernements cantonaux.

swissinfo et les agences

En bref

- L’Office fédéral de la statistique publie son 3e rapport sur l’égalité. Les deux premiers rapports sont sortis en 1993, respectivement 1996.

- Le but de ces études est d'observer les évolutions de la société en la matière.

- L’OFS montre une nouvelle fois que la femme est défavorisée sur le marché du travail (salaires, position), dans les tâches ménagères et la politique notamment.

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