Enquête sur le piratage du Forum de Davos

Les pirates ont affirmé avoir opéré avec du matériel informatique standard. Keystone

La justice genevoise a ouvert une enquête contre les «hackers» qui ont piraté le site du Forum économique mondial. Les pirates avaient réussi à mettre la main sur des milliers de données confidentielles concernant les illustres participants de la réunion de Davos.

Ce contenu a été publié le 19 février 2001 - 20:24

Réunis au sein d'un collectif baptisé «Virtual Monkeywrench» (que l'on peut traduire par clé à molette virtuelle ou semeur de pagaille virtuel), les pirates informatiques ont réussi à pénétrer l'ordinateur central du Forum économique mondial (WEF), basé à Genève.

Le 4 février dernier, ils ont envoyé le produit de leur larcin à l'hebdomadaire zurichois SonntagsZeitung, qui a révélé l'affaire. Selon les pirates, interrogés par l'hebdomadaire, le coup a été opéré avec du matériel informatique standard.

Ces données, représentant quelques 400 000 pages, permettraient de connaître les numéros de cartes de crédit ou les téléphones privés de personnalité comme Bill Clinton ou Yasser Arafat ou de grands patrons comme Jean-Marie Messier, du groupe Vivendi Universal, ou Bill Gates, de Microsoft.

Chargé de l'enquête, le juge d'instruction Marc Tappolet a donc demandé à la SonntagsZeitung de lui transmettre le CD-ROM contenant ces données, comme pièce à conviction. Marc Tappolet a également précisé qu'il ne demanderait pas à l'hebdomadaire zurichois de dévoiler ses sources, protégées par la loi.

De son coté, l'hebdomadaire zurichois a répondu vouloir totalement protéger ses sources. Il s'est donc refusé à transmettre le CD-ROM à la justice.

Quant aux organisateurs du WEF, ils ont affirmé qu'aucun de leurs participants n'avaient eu à subir de préjudices suite à ce piratage. Ce n'était d'ailleurs pas l'intention affichée par les «hackers», qui voulaient seulement que ces données soient publiées.

Quoi qu'il en soit, les organisateurs du WEF ont juré leurs grands dieux qu'un tel incident ne se produirait plus.

Frédéric Burnand

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