Les Suisses paient-ils vraiment si peu d’impôts?

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Selon l'OCDE, les Suisses se retrouvent avec un joli pactole après avoir déduit les prélèvements obligatoires de l'Etat sur leurs salaires. Keystone

En Suisse, la charge fiscale et sociale pesant sur les salariés reste faible en comparaison internationale. Un classement qui mérite toutefois d’être relativisé.

A la fin du mois, le salarié suisse moyen dispose d’un montant plus important pour vivre que la plupart de ses congénères vivant dans les autres pays industrialisés. C’est ce que montre l’étude Taxing Wages 2018 de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Par rapport aux autres pays européens membres de l’OCDE, la Suisse se situe même en tête de classement.

En 2017, les célibataires sans enfants vivant en Suisse ont dû verser à l’Etat près de 17% de leur salaire brut en impôts et cotisations sociales. La moyenne des pays de l’OCDE se situe à 25,5%. C’est en Belgique et en Allemagne que les salariés doivent concéder à l’Etat la plus grande part de leur salaire, soit environ 40%. Il n’y a qu’au Chili (7%), au Mexique (11%) et en Corée (14,5%) que les employés sont mieux lotis après déduction des impôts et des cotisations sociales obligatoires.

Chère assurance maladie

Malgré ce bon classement international, rares sont les Suisses et les Suissesses qui ne se plaignent pas un jour ou l’autre du montant de leurs impôts ou de leurs prélèvements obligatoires. Et ceci pour une bonne raison: les faibles taux d’imposition en Suisse doivent être relativisés.

D’une part, la charge fiscale varie considérablement selon la commune ou le canton d’habitation. D’autre part, les cotisations obligatoires à des institutions non gouvernementales telles que les caisses d’assurance maladie ou la prévoyance professionnelle ne sont pas inclues dans le calcul de l’OCDE.

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