Fonds en déshérence: la réconciliation

Président du Congrès juif mondial (CJM) Ronald Lauder a scellé mercredi à Berne avec le président de la Confédération Pascal Couchepin la «réconciliation définitive» entre l'organisation faîtière et la Suisse après les tensions nées de l'affaire des fonds en déshérence.

Ce contenu a été publié le 30 avril 2008 - 15:26

«Cette rencontre a rétabli de façon définitive des liens d'amitié et de coopération entre le CJM et la Suisse», résume Alfred Donath, président sortant de la Fédération suisse des communautés israélites, présent lors de l'entretien.

Dans les années 1990, le CJM avait lancé des attaques souvent féroces contre les banques suisses, mais aussi contre le pays lui-même. En 1998, UBS et Credit Suisse, accusés de ne pas avoir rendu l'argent des victimes de l'holocauste nazi, avaient débloqué 1,25 milliard de dollars en vertu d'un accord global avec les organisations juives.

Selon Alfred Donath, l'actuel président du CJM rejette les «méthodes policières» des anciens responsables de l'organisation. On se souvient qu'Israël Singer, alors secrétaire général, avait mis la neutralité suisse durant la Seconde Guerre mondiale sur le même plan que la «complicité» de l'Autriche ou que la «collaboration» en France.

Ces déclarations de Ronald Lauder tranchent avec sa condamnation sévère du récent voyage de la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey à Téhéran, qualifié alors de «triomphe pour la propagande des mollahs». D'ailleurs, Alfred Donath affirme que ce sujet qui fâche n'a «pratiquement pas» été évoqué lors de l'entretien avec Pascal Couchepin.

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