Genève ouvre Telecom 99 : mobilisation générale

C'est ce week-end que Telecom 99 ouvre ses portes. Des chauffeurs de taxi aux autorités politiques, en passant par les professionnels du tourisme et les services publics ou privés en tous genres, le tout Genève se met en quatre pour une semaine.

Ce contenu a été publié le 09 octobre 1999 - 08:40

C'est ce week-end que Telecom 99 ouvre ses portes. Des chauffeurs de taxi aux autorités politiques, en passant par les professionnels du tourisme et les services publics ou privés en tous genres, le tout Genève se met en quatre pour une semaine.

Deux chiffres pour mesurer l’exploit : Genève compte 178'000 habitants et Telecom 99 attend 200'000 visiteurs. Le premier des paris de cet immense rendez-vous, c’est celui de trouver où loger ses hôtes. Les gens de l’accueil respirent : ils ont déniché 60'000 chambres dans un rayon qui ne dépasse pas une heure et demie de trajet depuis le lieu de l’exposition. Ce qui vous emmène tout de même à Lyon ou Zurich.

Deuxième pari : aménager suffisamment de place pour les stands parfois gigantesques de plus d’un millier d’exposants. Exercice réussi cette année grâce à des installations spéciales à l’extérieur du périmètre bétonné. On fera mieux la prochaine fois, dans quatre ans, puisque Genève vient de décrocher l’organisation de Telecom 2003 en promettant la construction d’une nouvelle plate-forme. Voilà qui devrait faire grimper Genève de quelques rangs dans le classement mondial des villes candidates à ce genre de manifestations professionnelles internationales. Cela dit, la mobilisation genevoise engendre évidemment des retombées économiques locales fort intéressantes chiffrées à une bonne poignée de centaines de millions de francs.

Reste une question sans vraie réponse : Genève tire-t-elle un bénéfice technologique de ses rendez-vous? Certains rêvent en tout cas d’en faire un pôle de développement des télécommunications. La volonté politique existe. Certes. Ce qui manque, disent les spécialistes, ce sont des projets mobilisateurs de recherche. Et ce pari-là n’est pas gagné d’avance.

Bernard Weissbrodt



Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article