Kaspar Villiger plaide pour plus de transparence au FMI

Assiégés par des milliers de manifestants à Washington, le ministre suisse des Finances et ses homologues demandent plus de transparence au FMI. Kaspar Villiger s’inquiète des conséquences d’un possible ralentissement de l’économie américaine.

Ce contenu a été publié le 17 avril 2000 - 13:34

Assiégés par des milliers de manifestants à Washington, le ministre suisse des Finances et ses homologues demandent plus de transparence au FMI. Kaspar Villiger s’inquiète des conséquences d’un possible ralentissement de l’économie américaine.

Participant au Comité monétaire et financier international (CMFI), l’organe qui définit la politique du Fonds monétaire international (FMI), Kaspar Villiger et les autres ministres des Finances ont souhaité que le FMI soit plus transparent, tant dans ses procédures de prêt que dans la sélection de son directeur général.

A la suite de la laborieuse bataille de succession du français Michel Camdessus qui s’est terminée par l’élection de l’allemand Horst Kohler, les ministres ont adopté une proposition prévoyant que le patron du FMI soit présélectionné par un comité extérieur et au terme d’un processus public qui prenne aussi en compte les intérêts des pays émergents.

Tout en se réjouissant des perspectives de croissance de l’économie mondiale, Kaspar Villiger s’est néanmoins montré préoccupé par le déséquilibre engendré par l’expansion que les Etats-Unis connaissent. Un déséquilibre qui se caractérise par un énorme déficit de la balance des paiements, un haut niveau d’endettement, une devise forte et la surévaluation des marchés mobilier et immobilier. «Bien que je souscrive à l’idée selon laquelle le scénario probable est celui d’un ralentissement contrôlé de la croissance américaine, une grande incertitude demeure quant aux corrections qui pourraient frapper le cours des valeurs, si un changement se produisait dans les corrections du marché», a ainsi déclaré M. Villiger.

Alors que les investisseurs redoutent un nouveau lundi noir à Wall Street, le ministre met en garde contre les «illusions» qui, pour une large part, lui semblent avoir commandé les évolutions récentes des actions, notamment dans le secteur des nouvelles technologies.

Marie-Christine Bonzom, Washington



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